Un ressortissant chinois a trouvé la mort à Dakar après avoir été victime d’une attaque armée dans une mine d’or située près de la frontière sénégalaise, au Mali. L’incident, qui a également blessé deux autres Chinois, révèle les risques sécuritaires encourus par les investisseurs étrangers dans une zone minière instable.
Une évacuation périlleuse depuis le Mali jusqu’au Sénégal
Mercredi 26 août 2026, trois ressortissants chinois, gravement blessés par balle, ont été admis aux urgences de l’hôpital Principal de Dakar. Leur évacuation depuis le village malien de Kéniéba, situé à environ 100 km au nord de la frontière sénégalaise, a nécessité plus de 13 heures de route en pick-up. L’un des deux Chinois venus à leur secours a d’abord tenté de les conduire à Bamako, mais l’état des victimes et la distance (430 km) ont rendu cette option impossible. Le convoi a finalement opté pour une traversée vers le Sénégal, où Peillin Li, l’une des victimes, est décédé au bloc opératoire.
Des zones d’ombre sur les circonstances de l’attaque
Les enquêteurs de la brigade de recherches de Faidherbe, à Dakar, ont ouvert une enquête pour élucider les circonstances de l’attaque. Les auditions des accompagnateurs des victimes ont révélé des contradictions sur les détails de l’incident, notamment sur le nombre d’assaillants et leur mode opératoire. L’autopsie de Peillin Li, diligentée par le procureur de la République, pourrait apporter des éclaircissements sur les causes du décès. Les résultats sont attendus pour le lundi suivant.
Un enjeu sécuritaire pour les investisseurs étrangers
Cette attaque survient dans un contexte où les sites d’orpaillage, souvent situés dans des zones reculées et mal contrôlées, attirent des acteurs internationaux. Les deux autres victimes, toujours en observation à l’hôpital Principal, pourraient fournir des témoignages clés sur les motivations des assaillants. Une question se pose : comment garantir la sécurité des travailleurs étrangers dans des régions où l’État peine à imposer son autorité ?