Un rapport non partisan du Congressional Budget Office (CBO) dresse un bilan financier lourd de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran. Lancée en février, cette offensive est déjà coûteuse de 38 milliards de dollars et devrait alourdir le fardeau de 3 milliards par mois, selon les estimations rendues publiques mardi.
Un coût qui s'envole et pèse sur l'inflation
Le CBO estime que le conflit de six mois a déjà coûté 38 milliards de dollars, un montant qui devrait augmenter de 3 milliards chaque mois. Le rapport projette une hausse de l'inflation de 0,5 point de pourcentage au cours des trois premiers mois de 2027, aggravant les pressions sur le coût de la vie alors que les électeurs américains se préparent aux élections de mi-mandat de novembre.
Munitions épuisées, réapprovisionnement sur cinq ans
Le conflit a épuisé les stocks de munitions clés des États-Unis, compromettant la capacité militaire dans d'autres théâtres d'opérations. Le CBO estime que le réapprovisionnement complet pourrait prendre jusqu'à cinq ans. Un rapport complémentaire des inspecteurs généraux du Pentagone fait état de pénuries de production et de la perte de dizaines d'aéronefs.
Démentis de l'exécutif et tensions politiques
Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth avait déjà chiffré le coût à 37,5 milliards lors d'une audition au Congrès en juillet, réclamant une hausse drastique du budget militaire. Le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a nié les pénuries de munitions, affirmant disposer de « tout ce qu'il faut pour frapper au moment et à l'endroit choisis par le président ». Donald Trump a quant à lui rejeté les rapports alarmistes sur les réseaux sociaux, promettant une chute rapide des prix du pétrole dès la fin du conflit.
Un rapport qui exclut certains coûts
Le CBO ne prend pas en compte les coûts d'emprunt liés à la guerre ni les attaques iraniennes contre les installations militaires américaines au Moyen-Orient. Ces omissions pourraient sous-estimer l'impact réel du conflit sur les finances publiques et la sécurité régionale, un point à surveiller à mesure que les tensions persistent.