L'organisation International Society for Civil Liberties and Rule of Law (Intersociety) a publié un rapport faisant état de 7 500 décès au sein des communautés chrétiennes en Afrique entre janvier et octobre 2026. Ces données, qui soulignent une dégradation sécuritaire préoccupante, mettent en lumière des zones de tension majeures, notamment au Nigeria et en République démocratique du Congo.
Le Nigeria et la RDC au cœur des zones de conflit
Selon les estimations avancées par Emeka Umeagbalasi, président d'Intersociety, le Nigeria concentrerait la majorité des victimes, avec un bilan oscillant entre 3 426 et 4 300 décès sur la période étudiée. Le rapport mentionne également l'enlèvement de 3 395 personnes et la destruction de plus d'un millier d'édifices religieux à travers le continent. En République démocratique du Congo, le bilan s'élèverait à environ 2 000 morts, attribués par l'organisation à des groupes armés affiliés à l'État islamique, tels que les Forces démocratiques alliées (ADF).
Une insécurité persistante dans plusieurs régions
Le rapport détaille des incidents récurrents dans plusieurs pays, incluant le Mozambique, le Soudan du Sud, l'Éthiopie et le Burkina Faso, où les attaques sont attribuées à divers groupes armés, dont Al-Shabaab. Au Nigeria, l'organisation pointe une recrudescence des violences dans les États du Plateau et de l'Adamawa, tout en s'inquiétant du sort de 150 écoliers retenus en captivité par Boko Haram depuis mai 2026. Ces chiffres, bien que significatifs, n'ont pas fait l'objet d'une vérification indépendante.
Enjeux de sécurité et appels à l'action
Au-delà des bilans humains, Intersociety soulève des préoccupations concernant la gestion de la sécurité publique. L'organisation a notamment attiré l'attention sur la découverte de restes humains dans l'État d'Abia, au Nigeria, suggérant des activités criminelles organisées. Face à ces allégations, qui incluent des accusations de complicité envers certains acteurs étatiques, le groupe appelle les autorités compétentes à renforcer les mesures de protection des populations civiles et à diligenter des enquêtes approfondies sur les disparitions et les attaques signalées. La complexité de ces dynamiques sécuritaires souligne l'urgence d'une réponse coordonnée pour garantir la protection des libertés publiques et la sécurité des citoyens dans les zones touchées.