Un rapport de l'ONU pointe la responsabilité des États-Unis et de l'Iran dans des crimes de guerre et contre l'humanité

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 42 lectures
Un rapport de l'ONU pointe la responsabilité des États-Unis et de l'Iran dans des crimes de guerre et contre l'humanité

Un rapport d'experts mandatés par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies accuse les États-Unis de crimes de guerre en Iran et le gouvernement iranien de crimes contre l'humanité. Ces conclusions, bien que non contraignantes, documentent des violations graves des droits fondamentaux et appellent à des réparations pour les victimes civiles de ce conflit.

Frappes américaines sur des cibles civiles

La mission d'enquête, présidée par la juriste Sara Hossain, pointe deux frappes aériennes américaines survenues le 28 février. La première, visant l'école Shajareh Tayyebeh à Minab, a entraîné la mort d'au moins 168 personnes, majoritairement des enfants. La seconde, à Lamerd, a causé 22 décès civils par la dispersion de billes de tungstène sur une zone résidentielle et un complexe sportif. Les experts rejettent la thèse de dommages collatéraux, affirmant que ces infrastructures étaient les cibles délibérées des attaques, qualifiées de « sans discrimination ».

Répression systématique par Téhéran

Parallèlement, le rapport met en lumière des crimes contre l'humanité perpétrés par l'État iranien à l'encontre de sa propre population. Les forces de sécurité sont accusées d'une répression violente incluant des tirs sur la foule, des actes de torture en détention et l'arrestation arbitraire de professionnels de santé. Les experts s'alarment également de l'usage intensif de la peine de mort, soulignant que plus de 70 personnes, dont des mineurs, encourent une exécution imminente.

Obstacles à la justice internationale

L'élaboration de ce rapport a été entravée par le manque de coopération des deux puissances concernées. Malgré plus de 30 demandes d'informations adressées à Téhéran et des sollicitations restées sans réponse auprès du gouvernement américain, les experts ont pu fonder leurs conclusions sur des entretiens avec 73 témoins, des images satellitaires et des preuves documentaires. Ce travail, axé sur les victimes, constitue une base documentaire importante pour d'éventuelles procédures devant les tribunaux internationaux, bien que les États-Unis et l'Iran n'aient pour l'heure assumé aucune responsabilité officielle.

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