Un rapport de l'ONU pointe la responsabilité des États-Unis et de l'Iran dans des crimes contre les civils

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 24 lectures
Un rapport de l'ONU pointe la responsabilité des États-Unis et de l'Iran dans des crimes contre les civils

Une mission d'enquête indépendante mandatée par l'ONU a publié un rapport dénonçant des violations graves du droit international en Iran. Les experts pointent la responsabilité des États-Unis dans des frappes meurtrières contre des infrastructures civiles, tout en accusant simultanément le gouvernement iranien de crimes contre l'humanité lors de la répression des manifestations.

Frappes américaines sur Minab et Lamerd

Le rapport se concentre sur deux attaques survenues le 28 février, lors du déclenchement du conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran. À Minab, une école primaire a été frappée par des missiles Tomahawk, causant la mort d'au moins 156 personnes, dont 120 enfants. Les experts soulignent que l'établissement était clairement identifiable et ne présentait aucun signe d'usage militaire, malgré sa proximité avec un complexe naval. Une seconde frappe à Lamerd, utilisant des missiles de précision, a visé un complexe sportif et une zone résidentielle, faisant 21 victimes civiles, dont sept enfants. Dans les deux cas, la mission conclut à des motifs raisonnables de croire que les États-Unis sont responsables, s'appuyant notamment sur l'exclusivité de l'arsenal utilisé par Washington dans ce conflit.

Répression systématique des manifestations

Parallèlement, les experts de l'ONU ont documenté une répression d'une ampleur inédite menée par les autorités iraniennes face aux mouvements de contestation de janvier. Les forces de sécurité sont accusées d'avoir utilisé des armes létales de manière indiscriminée, tirant sur les foules depuis des positions élevées. Le rapport fait état de blessures graves infligées par des tirs de fusils à pompe, provoquant des handicaps permanents, et d'attaques ciblées contre des structures de santé pour empêcher les manifestants blessés de recevoir des soins.

Détentions arbitraires et recours à la peine capitale

La situation des personnes arrêtées durant cette période est décrite comme alarmante. Des dizaines de milliers de citoyens ont été placés en détention, où ils subissent, selon les témoignages recueillis, des actes de torture, un isolement prolongé et une privation systématique d'assistance juridique. Le gouvernement iranien a également intensifié le recours à la peine de mort, avec au moins 29 exécutions confirmées à la suite de procès expéditifs. Si les autorités iraniennes rejettent ces accusations en qualifiant les victimes de « terroristes », la mission d'enquête estime que ces actes constituent des crimes contre l'humanité, caractérisés par une attaque généralisée et systématique contre la population civile.

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