Un père a laissé son fils de sept ans seul sur le sentier du Mont Fuji pendant plusieurs heures, avant d’être rappelé par la police et sanctionné d’un avertissement. L’incident, survenu lors de la sixième étape d’une ascension en dix étapes, relance le débat sur la sécurité des familles en montagne et la responsabilité des accompagnateurs.
Déroulement de l’incident sur le sentier du Fuji
Le petit randonneur, qui gravissait le Mont Fuji avec son père et son frère aîné, a indiqué être fatigué dès la sixième étape, située à plus de 2 000 m d’altitude. Le père, poursuivant l’ascension avec le fils aîné, a demandé au plus jeune d’attendre « sur place » pendant qu’il continuait. Le garçon, muni de quelques collations mais sans argent, a été laissé sur le chemin pendant plusieurs heures, jusqu’à ce que des membres du refuge le remarquent et alertent les forces de l’ordre.
Réaction des autorités et sanction du père
Les policiers de la préfecture de Shizuoka, informés par le personnel du refuge, ont localisé l’enfant et l’ont conduit au poste de police. Le père, qui se trouvait à la huitième étape, a été contacté, récupéré son fils et a reçu un avertissement officiel pour mise en danger d’un mineur. Au cours de l’interrogatoire, il a présenté des excuses et reconnu son manque de vigilance. Aucun dépôt de plainte pénale n’a été enregistré, mais l’avertissement constitue une première mesure disciplinaire de la part des autorités locales.
Enjeux de sécurité pour les randonneurs et les familles
Cette affaire met en lumière les risques liés aux randonnées en haute montagne, notamment pour les familles avec de jeunes enfants. Le Mont Fuji, sommet le plus fréquenté du Japon, attire chaque année des milliers de touristes, dont beaucoup sont peu expérimentés. Les services de secours insistent sur l’importance de respecter les étapes d’acclimatation, de prévoir un encadrement adéquat et de ne jamais laisser un enfant sans surveillance. L’incident pourrait inciter les autorités à renforcer les consignes de sécurité sur les sentiers, à améliorer la signalétique et à envisager des contrôles plus stricts avant le départ des groupes familiaux.