Le maire français de la petite commune du Nord, Bernard Baudoux, a été blessé samedi 17 octobre 2026 lors d’une attaque menée par des colons israéliens contre un convoi diplomatique présent à Taybeh, en Cisjordanie occupée. L’incident survient dans un contexte de recrudescence des violences à l’encontre des agriculteurs palestiniens et soulève des questions de sécurité pour les délégations étrangères.
Une visite officielle au cœur d’un village chrétien palestinien
Bernard Baudoux s’est rendu à Taybeh, village majoritairement chrétien situé au nord‑est de Ramallah, pour participer à la récolte des olives aux côtés de représentants français, belges et polonais. Cette visite s’inscrivait dans le cadre du jumelage récemment approuvé entre Aulnoye‑Aymeries et Taybeh, décision prise à l’unanimité par le conseil municipal du 1er juillet 2026. La délégation devait notamment apporter une aide humanitaire et préparer l’accueil d’enfants palestiniens dans la commune du Nord.
Le déroulement de l’attaque
Selon les témoignages recueillis, sept colons masqués, équipés de gourdins, sont arrivés à bord de quads et ont encerclé les véhicules de la délégation. L’un des membres du groupe aurait déclaré : « Sept colons masqués, armés de gourdins, sont arrivés à bord de quads et ont encerclé nos véhicules… ». Au cours de l’affrontement, le maire français a été touché et blessé, tandis que les diplomates présents ont également été visés par les assaillants.
Une escalade des violences contre les agriculteurs palestiniens
L’incident intervient alors que les attaques contre les agriculteurs palestiniens se multiplient dans les territoires occupés. Les colons, souvent organisés en groupes armés, profitent de la proximité des colonies pour intimider les populations locales lors des récoltes, notamment d’olives, un produit clé de l’économie rurale palestinienne. Cette dynamique crée un climat d’insécurité qui freine les activités agricoles et accentue les tensions entre les communautés.
Répercussions diplomatiques et sécuritaires
L’agression d’une délégation européenne soulève des inquiétudes quant à la protection des représentants étrangers en Cisjordanie. Les ambassades de France, de Belgique et de Pologne sont susceptibles de réévaluer leurs protocoles de sécurité pour les missions sur le terrain. Par ailleurs, l’incident pourrait alimenter les débats au sein de l’Union européenne sur la nécessité d’une réponse plus ferme face aux violences des colons et à la protection des droits humains dans les territoires occupés.