Un malaise foudroyant a coûté la vie à Quévin Castro, 25 ans, lors d’un match amical au Portugal. Son effondrement sur le terrain, malgré les tentatives de réanimation, soulève des questions sur la prévention des risques cardiaques dans le football, notamment en dehors des grands championnats.
Un drame survenu en quelques minutes
Castro s’est écroulé dix minutes après le début du match opposant son club, le Real Sport Clube (Real Massama), à l’Estrela da Amadora, au stade das Seixas de Malveira, près de Lisbonne. Selon les premiers éléments, il aurait ressenti un malaise avant de perdre connaissance. Les secours, intervenus immédiatement, ont tenté de le ranimer avec un défibrillateur, mais le joueur a été déclaré mort à l’hôpital malgré leurs efforts.
Un parcours marqué par l’errance sportive
Né à Lisbonne en 2001, Castro avait grandi en Angleterre après avoir rejoint le centre de formation de Chelsea à 16 ans. Formé dans les jeunes catégories du club londonien, il avait ensuite évolué dans plusieurs clubs anglais, dont West Bromwich Albion, où il avait fait ses débuts professionnels en 2021. Prêté à plusieurs équipes de divisions inférieures, il avait finalement quitté l’Angleterre en 2023 pour retourner au Portugal, signant avec le Real Massama en troisième division.
Un hommage unanime et des questions persistantes
Le Real Massama a salué la mémoire de Castro, le qualifiant de « membre bien-aimé de notre famille sportive ». West Bromwich Albion, son ancien club, a annoncé rendre hommage à son ancien joueur lors d’un match de championnat, avec une minute d’applaudissements à la 25e minute et le port d’un brassard noir. Ces réactions illustrent l’impact humain du drame, mais aussi son caractère évitable.
Le football face à ses démons cardiaques
Ce décès s’inscrit dans une série tragique de malaises cardiaques mortels survenus sur les terrains, comme celui du défenseur uruguayen Juan Izquierdo en 2024. Ces événements relancent le débat sur l’obligation de dépistages cardiaques systématiques, particulièrement dans les championnats amateurs et semi-professionnels, où les contrôles médicaux restent souvent moins rigoureux qu’au niveau professionnel. Une question qui dépasse le cadre du football et interroge la protection des athlètes à tous les niveaux.