Le Dr Bamachy Onyemachi, directeur des services médicaux au sein du Conseil de gestion de la santé (HMB) de l'État d'Abia, a officiellement saisi le gouverneur Alex Otti pour dénoncer le non-versement de ses émoluments depuis 20 mois. Cette situation précaire, qui a conduit le praticien à faire face à des menaces d'expulsion et à la saisie de ses biens par une institution bancaire, met en lumière des dysfonctionnements administratifs persistants au sein de l'organisme de santé.
Origines d'un conflit administratif
Le différend remonte à juillet 2024, lors de l'inauguration de l'hôpital fédéral polyvalent d'Ugwunagbo. Le Dr Onyemachi affirme avoir été sanctionné après s'être opposé à la directrice générale du HMB, Odochi Azubuike, concernant la gestion des équipements hospitaliers. À la suite de ce désaccord, une procédure administrative a été enclenchée, accusant le directeur de refus de mutation, d'absentéisme et de non-respect des règles de départ à la retraite, entraînant la suspension immédiate de son salaire et celui d'une vingtaine d'autres agents.
Une réhabilitation restée sans effet
Malgré les accusations initiales, une enquête menée par le chef des services de l'État (HoS) en mai 2025 a blanchi le Dr Onyemachi, confirmant son droit à poursuivre ses fonctions. Bien que la directrice générale ait formellement reconnu sa réintégration et sollicité le paiement de ses arriérés, la situation est restée bloquée. En avril 2026, le ministère de la Santé a de nouveau alerté les autorités compétentes, soulignant que le Dr Onyemachi continuait d'exercer ses fonctions malgré l'absence de rémunération.
L'impasse face à l'administration
En mai 2026, une instruction officielle a été transmise au comptable général de l'État pour le rétablissement du salaire et le paiement des arriérés. Toutefois, à la date du 9 juillet 2026, ces directives n'ont toujours pas été exécutées, alors que les vingt autres agents concernés par la suspension initiale ont, eux, été régularisés. Face à ce blocage persistant, le Dr Onyemachi appelle désormais à une intervention directe du gouverneur Alex Otti pour résoudre ce litige, tandis que les responsables administratifs concernés se renvoient la responsabilité ou restent inaccessibles aux sollicitations.