Un Français de 40 ans, privé de logement et de ressources, a trouvé refuge grâce à la mobilisation des habitants du Pas-de-la-Case, en Andorre. Sans argent ni soutien familial, il errait depuis des jours près de la frontière franco-andorrane avant qu’un élan de solidarité ne lui offre un toit et des repas.
Une situation désespérée près de la frontière
Guillaume, originaire de Seine-et-Marne, dormait depuis plusieurs jours en plein air, près de la rivière Ariège, à quelques mètres du Pas-de-la-Case, mais sur le territoire français. Sans ressources après une incarcération de quatre mois et une expulsion de son logement, il avait parcouru plusieurs régions avant d’arriver dans cette zone frontalière. Sans argent liquide ni aide sociale immédiate, il dépendait d’une prestation de la Caisse d’allocations familiales française, attendue entre le 2 et le 5 septembre, pour espérer se réinstaller.
L’initiative d’un habitant devenu catalyseur
C’est Facundo Lara, un Argentin installé en Andorre depuis 26 ans et propriétaire d’un bar local, qui a initié la mobilisation. Ayant croisé Guillaume errant dans le secteur, il a partagé son histoire sur les réseaux sociaux, déclenchant une vague de solidarité. Des habitants ont contribué financièrement, apporté vêtements, nourriture et produits de première nécessité, tandis que Lara a lui-même participé à hauteur de 80 euros pour son hébergement. Résultat : deux nuits à l’Hôtel Merino del Pas, une première étape vers une solution durable.
Des institutions absentes, une réponse citoyenne
Contrairement aux structures d’aide traditionnelles – police, Croix-Rouge ou Caritas –, c’est la communauté locale qui a pris les choses en main. La police andorrane a indiqué ne pas pouvoir intervenir, Guillaume se trouvant côté français, tandis que la Croix-Rouge n’a pas répondu aux sollicitations. Une personne aurait contacté l’ambassade de France en Andorre pour accélérer son retour, mais l’objectif reste de lui éviter un retour à la rue en attendant l’aide financière promise.