Un troisième décès dû au paludisme a été enregistré à proximité de l'aéroport de Francfort, confirmant l'émergence d'un foyer infectieux inhabituel en Allemagne. Les autorités sanitaires locales tentent de contenir la propagation de cette maladie tropicale, transmise par des moustiques ayant voyagé via le trafic aérien international.
Une transmission locale hors zone endémique
La victime, résidente du quartier de Schwanheim situé aux abords immédiats de l'aéroport, n'avait effectué aucun voyage dans une région où le paludisme est endémique. Ce cas, ainsi qu'un autre signalé simultanément dans le même secteur, confirme une transmission locale du parasite Plasmodium falciparum. Selon le département de santé publique de la ville, l'infection a été contractée par l'intermédiaire de moustiques arrivés sur le territoire allemand à bord d'avions ou dissimulés dans des bagages.
Un précédent tragique parmi le personnel aéroportuaire
Ce décès porte à trois le nombre total de victimes liées à ce foyer. En juillet dernier, six employés de l'aéroport de Francfort avaient déjà contracté la forme la plus sévère de la maladie, le paludisme tropical, entraînant le décès de deux d'entre eux. Ces événements soulignent la vulnérabilité des zones aéroportuaires face à l'introduction accidentelle de vecteurs infectieux, un phénomène jugé extrêmement rare par les autorités sanitaires allemandes.
Mesures de surveillance et vigilance médicale
Face à cette situation, l'opérateur aéroportuaire Fraport a déployé des pièges à moustiques afin d'analyser les spécimens capturés dans un laboratoire spécialisé à Anvers, en Belgique. Bien que les résultats des analyses soient encore attendus, les autorités ont renforcé la vigilance auprès des médecins de la région. Ces derniers sont désormais incités à envisager le diagnostic de paludisme pour tout patient présentant des symptômes tels que fièvre, frissons, maux de tête ou difficultés respiratoires. Par ailleurs, la possibilité d'imposer une désinfection systématique des aéronefs est actuellement à l'étude par les autorités de santé publique, afin de prévenir de nouvelles introductions du parasite.