Le meurtre de Kehinde Onizeokaraga, une jeune femme de 25 ans, par son époux Ibrahim Sodiq à Ado-Ekiti, met en lumière la persistance des violences conjugales mortelles au Nigeria. Alors que la famille de la victime réclame justice, cet acte criminel interroge sur les mécanismes de protection des femmes cherchant à quitter des unions marquées par des tensions croissantes.
Une médiation familiale qui tourne au drame
Le drame s'est noué au domicile d'un proche de la famille, Lamidi Salawu, qui avait proposé ses services pour tenter de résoudre les différends conjugaux du couple. Malgré cette tentative de médiation, la situation a dégénéré en une confrontation physique violente. Ibrahim Sodiq, boucher de profession, a utilisé une machette pour infliger des blessures mortelles à son épouse avant de prendre la fuite, emportant avec lui le téléphone portable de la victime, un élément que la famille considère comme crucial pour l'enquête policière.
Les signes avant-coureurs d'une rupture
Selon les témoignages recueillis auprès de la famille, Kehinde Onizeokaraga avait exprimé son intention de quitter le foyer conjugal. Elle s'inquiétait notamment de la disparition inexpliquée de ses effets personnels, dont des vêtements et des sous-vêtements, ce qui avait renforcé sa volonté de se réfugier chez sa sœur dans l'État d'Ondo. Le jour du drame, elle avait été conviée à cette rencontre de médiation sans avoir été informée de la présence de son mari, transformant ce qui devait être un espace de dialogue en un piège fatal.
L'enquête en cours et les attentes de la famille
La police de l'État d'Ekiti a ouvert une enquête pour retrouver le suspect, toujours en fuite. Dans le cadre des investigations, plusieurs personnes présentes lors de la médiation, dont Lamidi Salawu et son épouse, ont été placées en garde à vue pour être entendues. La famille de la victime, plongée dans une profonde détresse, appelle les autorités à tout mettre en œuvre pour appréhender le meurtrier présumé et garantir que justice soit rendue pour Kehinde Onizeokaraga.