Un ex-dirigeant cycliste français condamné pour pédophilie : cinq ans de prison et l’interdiction d’approcher les mineurs

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 26 lectures
Un ex-dirigeant cycliste français condamné pour pédophilie : cinq ans de prison et l’interdiction d’approcher les mineurs

Un ancien dirigeant du cyclisme français, William Bastit, a été condamné à cinq ans de prison, dont un an ferme, pour agressions sexuelles sur un mineur de 13 ans en 2009. La justice a également prononcé une interdiction définitive d’exercer toute activité en contact avec des mineurs, assortie d’une injonction de soins.

Un parcours au sein du cyclisme français marqué par l’influence et la chute

William Bastit, 49 ans, était jusqu’à récemment une figure reconnue du cyclisme francilien. Ancien vice-président de commission à la Fédération française de cyclisme et ex-président du comité départemental des Hauts-de-Seine, il incarnait l’engagement dans ce sport. Pourtant, son parcours s’est brisé après la révélation d’agressions sexuelles commises il y a quinze ans sur un adolescent de 13 ans, alors qu’il était éducateur au CSM Clamart Cyclisme 92.

Des faits gravissimes et une victime piégée dans un système

En octobre 2009, Bastit avait hébergé la victime pendant une semaine, lui offrant même un stage. Il avait alors imposé à l’adolescent la vision d’un film pornographique avant de lui proposer, de manière insistante, de le masturber. L’agression s’est conclue par une fellation forcée. La victime a témoigné devant le tribunal correctionnel de Nanterre s’être sentie « prisonnier, sans possibilité de prendre de la distance », d’autant que sa famille était profondément impliquée dans la vie du club. Ces révélations ont mis en lumière l’emprise exercée par Bastit sur les jeunes sportifs, exploitant leur vulnérabilité et leur confiance.

Des aveux accablants et une enquête révélant un réseau de victimes potentielles

Lors de son procès, William Bastit a reconnu être « pédophile » jusqu’au début de l’enquête, tout en affirmant ne pas avoir mesuré l’ampleur des dommages causés. Les échanges judiciaires ont révélé des messages à caractère sexuel envoyés à au moins quatorze personnes, incluant des demandes de photos intimes. Un échange particulièrement troublant a été rapporté : après que la victime eut mis en garde Bastit contre d’autres jeunes, ce dernier avait répondu : « Rassure-toi pour eux, je ne veux pas les faire souffrir comme toi. » Ces éléments ont conduit le tribunal à prononcer une peine exemplaire, combinant prison ferme et mesures de protection radicales.

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