Un écart de 624 millions de cédis dans les dépenses de fumigation COVID-19 soulève des questions sur l'audit public au Ghana

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 29 lectures
Un écart de 624 millions de cédis dans les dépenses de fumigation COVID-19 soulève des questions sur l'audit public au Ghana

Une enquête journalistique a mis en lumière une divergence majeure dans les comptes publics du Ghana liés à la pandémie de COVID-19. Alors que le rapport officiel de l'Auditeur général faisait état de 96 millions de cédis consacrés à la fumigation, des investigations révèlent des dépenses réelles atteignant au moins 720 millions de cédis.

Une anomalie financière de 624 millions de cédis

L'écart constaté, s'élevant à 624 millions de cédis, interroge sur la fiabilité des mécanismes de contrôle financier de l'État. Cette somme, non comptabilisée dans le rapport spécial commandé en 2022 par l'ancien ministre des Finances, Ken Ofori-Atta, concerne des opérations menées entre 2020 et juin 2022. Les investigations, qui se sont concentrées sur les ministères de l'Éducation, des Transports et des Collectivités locales, suggèrent que les coûts réels des services de fumigation ont été largement sous-estimés dans les documents officiels.

Les hypothèses de l'ancien auditeur général

Daniel Domelovo, ancien auditeur général, a réagi à ces révélations en soulignant deux scénarios critiques. Selon lui, soit les auditeurs ont été délibérément privés d'informations par des responsables publics, soit la méthodologie d'audit elle-même a été défaillante. Dans le premier cas, une telle rétention d'informations constituerait une infraction grave au regard de la loi sur le service d'audit (Audit Service Act), qui impose une coopération totale des institutions lors des contrôles financiers.

L'exigence de transparence institutionnelle

Pour M. Domelovo, la gravité de la situation impose une clarification immédiate. Il préconise que l'auditeur général en fonction au moment de la réalisation de cet audit spécial soit appelé à s'expliquer sur les conditions de production de ce rapport. Cette démarche vise à déterminer si l'omission résulte d'une obstruction administrative ou d'une négligence technique. Si la responsabilité d'une mauvaise exécution de l'audit est avérée, cela soulèverait des inquiétudes majeures sur l'intégrité des processus de reddition de comptes au sein de l'administration ghanéenne.

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