Un éboulement meurtrier à la décharge de Dar-es-Salam relance le débat sur l'urbanisme à Conakry

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 26 lectures
Un éboulement meurtrier à la décharge de Dar-es-Salam relance le débat sur l'urbanisme à Conakry

Le bilan provisoire de l'effondrement de la décharge de Dar-es-Salam, survenu dans la nuit du 22 au 23 août 2026 à Conakry, s'établit à 31 morts. Ce drame, provoqué par des pluies diluviennes, a enseveli plusieurs habitations précaires situées au pied du site, plongeant la capitale guinéenne dans une profonde détresse.

Une tragédie annoncée par l'instabilité du site

L'éboulement s'est produit aux alentours de 2 heures du matin, surprenant les riverains dans leur sommeil. La masse de déchets, fragilisée par les fortes précipitations, a cédé, dévalant sur les baraques de fortune installées à proximité immédiate. Si les opérations de secours, menées par la Protection civile et les forces de sécurité, se poursuivent activement, la progression reste périlleuse en raison de l'instabilité persistante du terrain, rendant le bilan humain encore incertain.

La problématique de l'évacuation des riverains

Le gouvernement guinéen a souligné que la fermeture définitive de ce site, identifié comme une zone à haut risque sanitaire et sécuritaire, était programmée pour le jour même du drame. La ministre de l'Administration du territoire, Djénabou Touré, a rappelé que des efforts de sensibilisation et des tentatives de délocalisation des familles étaient en cours depuis plusieurs années. Malgré ces mesures, la persistance d'habitations au pied de la montagne de déchets illustre la difficulté des autorités à sécuriser les zones urbaines informelles face aux risques environnementaux.

Un passif sécuritaire et des responsabilités questionnées

Ce nouvel accident ravive les critiques sur la gestion des infrastructures de traitement des déchets dans la capitale. Les habitants du quartier de Gbessia rappellent qu'un événement similaire, survenu en 2017, avait déjà causé la mort de neuf personnes. Ce précédent alimente aujourd'hui une vive contestation parmi les riverains, qui pointent du doigt la lenteur des politiques publiques à assainir le site et à reloger durablement les populations exposées. La répétition de ces drames pose désormais avec acuité la question de la planification urbaine et de la responsabilité de l'État dans la protection des citoyens vivant dans des zones à risque.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.