Un jeune Burkinabè de 24 ans a trouvé la mort dimanche 23 août 2026 après une chute dans un puits d’extraction d’or à Bokhodi, dans la commune de Missirah Sirimana, département de Saraya. Les circonstances de l’accident restent floues : certains témoins évoquent une chute lors d’une tentative de fuite sous une pluie battante, d’autres lors de la remontée du puits, profond d’une trentaine de mètres. Une enquête a été ouverte pour établir les responsabilités.
Un puits de 30 mètres, piège mortel pour les orpailleurs
Le site minier de Bokhodi, comme beaucoup d’autres dans la région, repose sur des techniques artisanales d’extraction. Les puits, souvent creusés sans normes de sécurité, exposent les travailleurs à des risques majeurs. La profondeur du puits – environ 30 mètres – et l’absence de dispositifs de protection ont probablement joué un rôle clé dans ce drame. Les pluies récentes, fréquentes en cette saison, pourraient aussi avoir fragilisé les parois ou rendu les conditions de travail plus dangereuses.
Enquête en cours : qui est responsable ?
Les autorités locales, représentées par la gendarmerie, se sont rendues sur place pour constater les faits et ouvrir une enquête. L’objectif : déterminer si l’accident est dû à une négligence humaine, à un défaut de sécurité ou à des conditions climatiques exceptionnelles. Le corps de la victime a été transféré à la morgue de l’hôpital Amath Dansokho de Kédougou, où une autopsie pourrait être réalisée pour confirmer les causes du décès.
Un rappel des dangers de l’orpaillage artisanal en Afrique de l’Ouest
Ce drame s’ajoute à une longue liste d’accidents dans les mines artisanales d’Afrique de l’Ouest, où l’orpaillage illégal ou semi-légal expose les populations à des risques sanitaires et sécuritaires. Les puits instables, l’absence d’équipements de protection et les conditions de travail précaires sont autant de facteurs aggravants. Les autorités sénégalaises ont déjà multiplié les campagnes de sensibilisation, mais les résultats peinent à se concrétiser sur le terrain.