Un caporal de la Légion étrangère enlevé en Colombie par des dissidents des Farc

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 51 lectures
Un caporal de la Légion étrangère enlevé en Colombie par des dissidents des Farc

Un militaire de la Légion étrangère française, en permission en Colombie, a été enlevé début août par des dissidents des Farc, dans une région du sud-ouest où les groupes armés conservent une forte emprise. L'affaire, rendue publique jeudi 27 août par l'armée colombienne, illustre la persistance de l'insécurité dans certains territoires malgré les accords de paix.

Un caporal franco-colombien capturé sur une route de Nariño

José Olger Melo Charry, caporal engagé depuis quatre ans dans l'armée française, circulait le 6 août dans le département de Nariño, à la frontière avec l'Équateur, lorsqu'il a été intercepté par des combattants. Selon l'armée colombienne, les ravisseurs ne l'auraient identifié comme membre de la Légion étrangère qu'après l'enlèvement, ce qui a compliqué la suite de l'opération. Le colonel Mauricio Osorio a confirmé sur Blu Radio que le militaire profitait d'un séjour dans son pays d'origine.

Ivan Mordisco, le chef de file visé

Le document militaire attribue la responsabilité du rapt à un groupe dirigé par Iván Mordisco, considéré comme le guérillero le plus recherché de Colombie. Il s'agit d'une faction dissidente des Farc ayant refusé l'accord de paix signé en 2016 avec le gouvernement. Ces groupes tirent l'essentiel de leurs revenus du narcotrafic et de l'exploitation minière illégale, et recourent aux enlèvements comme levier d'extorsion ou de pression sur les autorités.

Un climat sécuritaire dégradé dans le sud-ouest

L'incident survient dans un contexte de bascule politique en Colombie. Le président de droite dure Abelardo de la Espriella, entré en fonction début août, a affiché une ligne de « lutte sans merci » contre les guérillas et les narcotrafiquants, avec l'appui des États-Unis. Son prédécesseur Gustavo Petro, ancien membre d'une guérilla dissoute, avait échoué à conclure la paix, et plusieurs analystes estiment que les groupes armés se sont renforcés durant son mandat. À suivre : la réaction officielle de Paris et les conditions d'une éventuelle libération du caporal.

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