Un candidat à la présidence du Kenya conteste le projet de raffinerie d'Aliko Dangote à Lamu

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 19 lectures
Un candidat à la présidence du Kenya conteste le projet de raffinerie d'Aliko Dangote à Lamu

Le projet de raffinerie de 16 milliards de dollars porté par le milliardaire nigérian Aliko Dangote à Lamu fait l'objet d'une vive controverse politique au Kenya. Patrick Osoi, candidat à l'élection présidentielle de l'année prochaine, a publiquement exhorté l'industriel à suspendre ses travaux, affirmant vouloir privilégier des capitaux et des acteurs locaux pour une telle infrastructure.

Une remise en cause de l'investissement étranger

Lors d'un événement organisé par le mouvement Lions, Patrick Osoi a déclaré que, s'il était élu, il mettrait fin à la collaboration avec le groupe Dangote sur ce dossier. Selon lui, le tissu entrepreneurial kényan dispose des capacités nécessaires pour porter seul un projet de cette envergure. Bien que cette position souligne une volonté de renforcer la souveraineté industrielle nationale, le candidat n'a toutefois pas précisé les mécanismes financiers ou techniques qu'il comptait mettre en œuvre pour remplacer l'investissement massif du groupe nigérian.

Un projet stratégique sous haute tension

Le projet, dont la première pierre a été posée le 30 septembre 2026 par le président William Ruto et Aliko Dangote, ambitionne de traiter 700 000 barils de pétrole brut par jour. L'objectif affiché est de transformer durablement la capacité de raffinage du pays et de sécuriser l'approvisionnement en produits pétroliers pour le Kenya et l'ensemble de la région est-africaine. Le chantier, prévu pour durer environ 40 mois, est présenté comme un levier majeur pour réduire la dépendance aux importations.

Obstacles juridiques et fonciers

Au-delà des critiques politiques, le projet rencontre des difficultés concrètes sur le terrain. Des résidents locaux ont exprimé leur opposition, soulevant des questions critiques concernant les droits fonciers, les modalités d'indemnisation et l'impact environnemental de l'installation. Ces tensions ont conduit la justice kényane à ordonner le maintien du statu quo dans le cadre d'un litige foncier en cours. Cette situation judiciaire, couplée aux déclarations de campagne de Patrick Osoi, fragilise la visibilité à long terme de cet investissement industriel d'envergure continentale.

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