Un camion-citerne transportant du gasoil a quitté la chaussée à Agbotagon, dans la commune de Toffo, avant de s’écraser dans un atelier de vulcanisation. L’incident, sans bilan humain confirmé, relance les inquiétudes sur les risques liés aux transports de matières dangereuses au Bénin.
Un accident évité de justesse dans une zone à risque
L’accident s’est produit sur l’axe Cotonou-Bohicon, une route connue pour sa dangerosité. Le véhicule, après avoir quitté la chaussée, a terminé sa course dans un atelier de réparation de pneumatiques, un espace pourtant fréquenté. Les circonstances exactes de la sortie de route restent floues, faute d’informations précises. Aucun bilan humain n’a été confirmé, mais la nature du chargement – du gasoil – a immédiatement suscité des craintes quant à un potentiel incendie ou une pollution.
Toffo, un corridor routier sous haute tension
La commune de Toffo, et plus particulièrement la localité d’Agbotagon, semble devenir un point noir de la sécurité routière. En juin 2025, un véhicule transportant des passagers avait déjà quitté la chaussée au même endroit, faisant des blessés sans décès. Deux ans plus tôt, en juin 2023, un accident avait causé trois morts et un blessé grave après une collision entre deux motocyclistes. Plus récemment, en juin 2026, un autre accident à Coussi, toujours dans la commune, avait fait un mort et un blessé. Ces récidives interrogent sur l’efficacité des mesures de prévention et de sécurisation de cet axe.
Des transports dangereux sous surveillance
L’incident survient dans un contexte où les transports de matières dangereuses, comme le gasoil, sont de plus en plus fréquents au Bénin. Les risques d’accidents impliquant des camions-citernes sont particulièrement élevés en raison du volume transporté et des conditions parfois précaires des infrastructures routières. Bien que le bilan humain reste à confirmer, l’accident rappelle la vulnérabilité des populations riveraines et des travailleurs des ateliers situés le long des axes routiers. Une question se pose : les mesures de sécurité actuelles sont-elles suffisantes pour encadrer ces transports ?