À l’issue de sa première année, le gouvernement Suminwa II dresse un tableau de ses actions dans le commerce extérieur, entre accords régionaux, ouverture de nouveaux débouchés et renforcement des liens avec les institutions financières internationales. Le ministre Julien Paluku Kahongya a présenté ces avancées tout en soulignant la nécessité d’évaluer leurs retombées concrètes pour les producteurs et l’économie nationale.
Intégration régionale et accords multilatéraux
Le gouvernement a mis l’accent sur une plus grande intégration au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA). Ces engagements visent à harmoniser les procédures douanières, à réduire les barrières tarifaires et à faciliter la circulation des biens entre les pays membres. En s’appuyant sur ces cadres, la RDC espère renforcer sa position de passerelle logistique entre l’intérieur du continent et les ports maritimes.
Ouverture de nouveaux marchés et promotion des exportations
Parmi les priorités annoncées, le gouvernement a cherché à diversifier les destinations d’exportation au‑delà des partenaires traditionnels. Des missions commerciales ont été organisées en Asie et en Europe afin de présenter les produits congolais – notamment les minerais, le bois et les produits agricoles – à de nouveaux acheteurs. La promotion des exportations s’est accompagnée d’un soutien aux entreprises locales, avec des programmes d’accompagnement pour améliorer la conformité aux normes internationales.
Facilitation des échanges et partenariats avec les institutions internationales
Pour alléger les formalités administratives, le ministère du Commerce extérieur a lancé une plateforme numérique visant à simplifier les déclarations en douane et à accélérer les procédures d’obtention de licences. Parallèlement, la RDC a renforcé ses relations avec la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et la Banque africaine de développement, obtenant des lignes de crédit destinées à financer des projets d’infrastructure portuaire et de modernisation des points de contrôle frontaliers.
Enjeux pour les producteurs, exportateurs et l’économie nationale
Si les mesures annoncées sont ambitieuses, le ministre Paluku Kahongya a rappelé que leur impact dépendra de la mise en œuvre effective sur le terrain. Les producteurs agricoles et les petites et moyennes entreprises attendent des gains de compétitivité tangibles, notamment une réduction des coûts logistiques et un accès plus rapide aux marchés étrangers. Le gouvernement a indiqué que des évaluations seront menées au cours de l’année suivante pour mesurer les effets sur les volumes d’exportation et sur l’emploi dans le secteur du commerce extérieur.