Un an après le plan de paix de Donald Trump pour Gaza, le bilan du Board of Peace reste marqué par l'impasse et la crise humanitaire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 21 lectures
Un an après le plan de paix de Donald Trump pour Gaza, le bilan du Board of Peace reste marqué par l'impasse et la crise humanitaire

Un an après le lancement du « Board of Peace » (BoP) par l'administration Trump, la situation à Gaza demeure critique, loin des promesses de stabilisation initiales. Malgré un plan de paix ambitieux censé instaurer un cessez-le-feu durable, les violences se poursuivent et la reconstruction promise reste entravée par des blocages politiques et sécuritaires majeurs.

Un mécanisme de gouvernance paralysé

Le Board of Peace, reconnu par le Conseil de sécurité des Nations unies comme administration transitoire, peine à exercer son autorité sur le terrain. Si un Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) a été constitué pour assurer la transition, ses membres, basés au Caire, se voient refuser l'accès à l'enclave par les autorités israéliennes. Cette absence de gouvernance locale effective, couplée à l'échec du déploiement d'une force internationale de stabilisation, laisse un vide institutionnel préjudiciable à la population civile.

L'échec du cessez-le-feu et la crise humanitaire

Sur le plan sécuritaire, le bilan est sombre : les hostilités n'ont jamais cessé, avec plus de 1 400 Palestiniens tués depuis l'entrée en vigueur théorique du cessez-le-feu en octobre 2025. L'occupation israélienne s'est étendue sur 60 % du territoire, dépassant les limites prévues par le plan initial. Parallèlement, l'aide humanitaire reste largement insuffisante. Environ 227 camions entrent quotidiennement dans la bande de Gaza, un chiffre bien inférieur aux besoins, alors que les restrictions israéliennes sur les biens dits « à double usage » aggravent la précarité de 1,4 million de personnes menacées par la faim.

Tensions autour de l'aide internationale

La stratégie du BoP s'accompagne d'une volonté de marginaliser l'UNRWA, l'agence onusienne pour les réfugiés palestiniens, malgré le renouvellement de son mandat par l'Assemblée générale des Nations unies jusqu'en 2029. Le BoP a clairement signifié son intention de ne pas collaborer avec l'agence, suscitant l'inquiétude des observateurs internationaux. Cette posture fragilise davantage les services essentiels de santé et d'éducation, alors que les promesses de financement — 7 milliards de dollars récoltés contre 70 milliards estimés nécessaires — apparaissent dérisoires face à l'ampleur des destructions.

Une impasse diplomatique persistante

Le processus est aujourd'hui bloqué par un cercle vicieux : le Hamas conditionne son désarmement au retrait effectif des forces israéliennes, tandis qu'Israël maintient ses opérations militaires en invoquant la persistance de la menace. Les experts soulignent l'impuissance du BoP à faire respecter ses propres engagements, laissant le sort de plus de deux millions de civils dans une incertitude totale, alors que la communauté internationale semble hésiter à contester la ligne directrice imposée par Washington.

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