Un an après le cessez-le-feu à Gaza, le bilan entre promesses non tenues et impasse politique

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 17 lectures
Un an après le cessez-le-feu à Gaza, le bilan entre promesses non tenues et impasse politique

Un an après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu à Gaza le 10 octobre 2025, le bilan de l'accord négocié sous l'égide des États-Unis reste contrasté. Si la libération des otages a été effective, l'absence de retrait militaire israélien et le blocage de la reconstruction soulignent la fragilité persistante de la situation sur le terrain.

Le dénouement du dossier des otages

La libération des vingt derniers otages vivants, intervenue trois jours après le début de la trêve, a marqué une étape clé de l'accord. Le rapatriement du corps du dernier captif en janvier 2026 a clos ce volet prioritaire pour Israël. Parallèlement, le front de Gaza a connu une accalmie concernant les tirs de roquettes du Hamas, dont les capacités militaires ont été significativement affaiblies par les opérations israéliennes. Pour superviser cette stabilisation, un centre de coordination civilo-militaire a été instauré avec le soutien américain.

L'expansion du contrôle militaire israélien

Contrairement aux attentes initiales, la présence militaire israélienne s'est intensifiée plutôt que de reculer. Alors que l'accord prévoyait une occupation limitée à 53 % du territoire, Israël contrôle désormais environ 70 % de la bande de Gaza. Les frappes quotidiennes se poursuivent, causant la mort d'au moins 1 450 personnes depuis octobre 2025. Le gouvernement israélien justifie cette posture par la nécessité de neutraliser les membres du Hamas impliqués dans les attaques du 7 octobre 2023, affirmant avoir éliminé une large partie des cadres du mouvement.

L'impasse de la transition politique

La transition administrative prévue pour écarter le Hamas du pouvoir demeure théorique. Bien que le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) ait été officiellement désigné pour remplacer l'organe dirigeant du mouvement palestinien, cette instance n'a jamais pu s'implanter physiquement dans le territoire. Le Hamas conserve une influence réelle, malgré l'annonce d'une feuille de route pour son désarmement. Israël a rejeté ces engagements, jugeant les garanties insuffisantes, ce qui bloque tout processus de retrait des troupes.

Le financement de la reconstruction en suspens

La dimension économique de l'accord, portée par le « Conseil de paix » dirigé par Donald Trump, peine à se concrétiser. Malgré des promesses de contributions internationales massives, dont une enveloppe américaine de 10 milliards de dollars annoncée en début d'année, aucun fonds n'a encore été débloqué pour la reconstruction. Un plan d'aide d'urgence de 2,45 milliards de dollars a été présenté en septembre, mais son déploiement effectif reste à ce jour incertain, laissant la population civile dans une situation humanitaire critique.

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