Un agent du ministère de la Microfinance arrêté pour cyberharcèlement contre la maire de Niaguis

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 32 lectures
Un agent du ministère de la Microfinance arrêté pour cyberharcèlement contre la maire de Niaguis

Un agent de 34 ans du ministère de la Microfinance a été placé en garde à vue par la Division spéciale de cybersécurité (DSC) après que Victorine Anquéliche Ndèye, ancienne ministre et actuelle maire de Niaguis, a déposé une plainte pour cyberharcèlement.

Intervention de la Division spéciale de cybersécurité

La DSC a ouvert une enquête suite à la dénonciation de la maire, qui a signalé des messages jugés « extrêmement vulgaires et dégradants » publiés dans le groupe Facebook « Niaguis ma fierté ». L’enquête a permis d’identifier le compte utilisé, enregistré sous le pseudonyme « Desi Deve Maty », comme appartenant à l’agent du ministère de la Microfinance.

Le profil incriminé et les propos diffamatoires

Les publications incriminées visaient directement Victorine Anquéliche Ndèye, mêlant insultes et accusations sans fondement. Le groupe Facebook, dédié aux habitants de Niaguis, a servi de plateforme pour diffuser ces messages, ce qui a amplifié leur visibilité parmi les administrés et les acteurs locaux. Le caractère public du groupe a renforcé la portée du harcèlement, justifiant l’intervention des autorités de cybersécurité.

Déclarations de l'agent et refus d'exploiter son téléphone

Lors de son audition, l’agent, identifié sous le nom de Désiré Pascal M., a refusé que son téléphone soit saisi pour analyse. Il a justifié son geste en invoquant une « réaction » face à ce qu’il qualifie d’« attaques » menées par des militants soutenant la maire. Ce refus complique la collecte de preuves numériques, mais la DSC poursuit son investigation en s’appuyant sur les traces du compte en ligne et les témoignages des membres du groupe.

Enjeux pour la gouvernance et la lutte contre le harcèlement en ligne

Cette affaire met en lumière les risques de dérive des agents publics lorsqu’ils utilisent les réseaux sociaux à des fins personnelles. Elle soulève également la question de la protection des élus locaux contre les campagnes de dénigrement numérique, un phénomène en hausse au Sénégal. Les conclusions de l’enquête détermineront les responsabilités pénales éventuelles et pourraient conduire à un renforcement des protocoles internes de conduite numérique au sein du ministère de la Microfinance.

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