Un agent de la police métropolitaine de Tshwane, Peter « Gagash » Nonyane, et son épouse, l'avocate Charlotte Tibana, ont été informés de huit chefs d'accusation supplémentaires, dont la fraude et le vol, devant le tribunal de première instance de Polokwane, au Limpopo. Selon le parquet, le couple aurait agi de concert sur plusieurs des charges retenues contre lui.
Plus de 4 millions de rands détournés de comptes successoraux
L'enquête met en cause des virements présumément effectués par le couple au détriment de plusieurs comptes de successions : les estates Masha, Mathabatha, Maswanganyi et Moetjie. Les fonds auraient été transférés à leur profit, selon les éléments présentés par l'accusation. Une partie de l'argent aurait notamment abouti sur un compte de stokvel appartenant à « Gagash », un type de tontine très répandu en Afrique du Sud.
Un préjudice chiffré à près de 1,4 million de rands sur les nouveaux chefs
Lors de l'audience, le procureur de l'État Martin Molokwane a détaillé le montant en jeu sur les charges additionnelles. « Le montant total du préjudice contenu dans les chefs 6 à 13 s'élève à un montant cumulé de 1 380 901,50 rands », a-t-il indiqué devant le tribunal. Ce chiffre concerne les nouvelles charges : le préjudice global de l'affaire, incluant les sommes transférées depuis les comptes successoraux, dépasse 4 millions de rands.
Une affaire qui fragilise l'image de la police de Tshwane
Au-delà du dossier financier, l'affaire touche directement la Tshwane Metro Police Department, une institution régulièrement exposée à des accusations de corruption et d'abus en Afrique du Sud. L'implication d'un agent en exercice, potentiellement secondé par sa conjointe avocate, alimente les interrogations sur les contrôles internes au sein de la police métropolitaine et sur la manière dont des comptes successoraux ont pu être manipulés.
Suite de la procédure reportée à jeudi après-midi
L'audience de demande de libération sous caution du couple a été ajournée à jeudi après-midi. C'est à cette date que la magistrate devra déterminer si les deux accusés restent en détention ou peuvent être remis en liberté dans l'attente de leur procès, alors que le nombre de charges à leur encontre s'est alourdi au fil de l'enquête.