Le 22 octobre 2026, une adolescente de Sam Sam 3 a été agressée alors qu’elle se rendait chez son père. L’auteur, identifié comme I. D., a été interpellé, placé sous mandat de dépôt et déféré au parquet de Pikine‑Guédiawaye le 2 novembre, où il nie les faits.
Chronologie de l’agression à Sam Sam 3
Aux environs de 20 h, B. Sow, âgée de l’adolescence, quittait le domicile de sa mère pour livrer à son père, A. Sow, maçon, une liste de fournitures scolaires. Ne le trouvant pas, elle repartit seule dans la nuit. Un homme, plus tard identifié comme I. D., bloqua son chemin, la plaqua contre un mur et glissa ses mains sous ses vêtements, touchant ses parties intimes. Les cris de la victime alertèrent le voisin M. Sow, qui, accompagné du père de la jeune fille, surprit l’agresseur en pleine action.
Réaction des proches et dépôt de plainte
L’agresseur tenta de se débattre et chercha à frapper les deux hommes pour s’enfuir. Le voisin, soucieux d’éviter un lynchage, conseilla à l’oncle de la fillette de laisser partir l’homme. Le lendemain, A. Sow déposa une plainte au poste de police de Diamaguène Sicap Mbao. La victime, son père et le voisin confirmèrent leurs témoignages, offrant ainsi une version concordante des faits à la brigade de recherches.
Procédure judiciaire et enjeux de protection des mineurs
Suite à l’enquête, les autorités ont interpellé I. D., qui a comparu devant le parquet de Pikine‑Guédiawaye le 2 novembre. Le magistrat a prononcé un mandat de dépôt, le plaçant en garde à vue pour « attentat à la pudeur », infraction prévue par le code pénal sénégalais et passible de lourdes peines lorsqu’elle porte atteinte à un mineur. Le suspect a formellement nié les accusations. Cette affaire met en lumière les défis persistants de la sécurité des enfants dans les zones urbaines du pays et rappelle l’importance d’une réponse judiciaire rapide pour dissuader les violences sexuelles et protéger les victimes.