Lors du 24ᵉ anniversaire du décès du vice‑président Kijana Wamalwa, l’ancien président Uhuru Kenyatta a utilisé le micro du mémorial pour dénoncer les tentatives de sabotage des meetings d’opposition et rappeler que la compétition politique doit se faire dans le respect et la paix.
Un discours au cœur d’un symbole politique
Le rassemblement, qui a réuni des membres du parti du président sortant, des figures de l’opposition et les familles Matiangi et Wamalwa, a servi de cadre à l’intervention d’Uhuru Kenyatta. En rappelant le parcours du défunt vice‑président, le leader du Jubilee a souligné que le souvenir de Kijana Wamalwa doit inspirer le dialogue plutôt que la division.
Critique des « goons » et appel à la retenue
Kenyatta a pointé du doigt ce qu’il a qualifié de « goons » – des groupes armés ou des individus engagés dans la perturbation des rassemblements politiques – comme un symptôme d’intolérance croissante. Selon lui, ces pratiques « ramènent le Kenya en arrière » en sapant la confiance des citoyens dans le processus démocratique. Il a exhorté les partis à « chercher les voix du peuple dans le calme » plutôt que par la force ou l’intimidation.
Implications pour le climat électoral
Le message intervient à un moment où le pays se prépare à de nouvelles échéances électorales. Les autorités et les observateurs avaient déjà exprimé leurs inquiétudes quant à la montée des incidents violents lors de meetings, notamment dans les zones urbaines. En appelant à la paix, Kenyatta cherche à positionner le Jubilee comme un acteur responsable, tout en mettant la pression sur l’opposition pour qu’elle condamne également les actes de violence.
Réactions des leaders d’opposition
Les dirigeants présents, dont le Dr Fred Matiangi et Eugene Wamalwa, ont accueilli le discours avec prudence. Aucun porte‑parole officiel n’a immédiatement réaffirmé les propos de Kenyatta, mais plusieurs ont souligné la nécessité d’un dialogue inclusif pour honorer la mémoire de Kijana Wamalwa. Les analystes politiques voient dans cette prise de parole une tentative de recentrer le débat sur la gouvernance plutôt que sur les querelles partisanes.