À l’occasion de la journée internationale de lutte contre le terrorisme, Ubuntu Panafrica a réaffirmé la nécessité d’une collaboration étroite entre la population civile et les forces armées congolaises afin d’accroître l’efficacité du combat contre le groupe rebelle M23.
Un appel à la synergie civilo‑militaire
Lors d’une conférence de presse tenue au Centre culturel de Kinshasa, le président du conseil d’administration d’Ubuntu Panafrica, Bafilemba Bienda, a souligné que la sécurité ne peut être assurée uniquement par la puissance militaire. Selon lui, « une armée, même bien équipée, ne saurait vaincre l’ennemi sans le soutien et la participation de la population », propos repris par le chef de projet Me Andera Baliamu. Le mouvement se positionne ainsi comme un catalyseur d’un dialogue permanent entre les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les communautés locales.
Le contexte sécuritaire : le M23 et les défis des FARDC
Le groupe rebelle M23, actif dans l’est du pays, continue de menacer la stabilité régionale en menant des incursions et en semant l’instabilité. Les FARDC, déjà engagées dans plusieurs opérations pour contenir ces mouvements, font face à des contraintes logistiques et à un manque parfois de légitimité perçue par les populations locales. Dans ce cadre, Ubuntu Panafrica estime que l’implication citoyenne – que ce soit par le renseignement, la coopération logistique ou le soutien moral – peut combler les lacunes opérationnelles et renforcer la résilience des forces armées.
Prochaine étape : la conférence du 21 septembre
Pour concrétiser cette vision, le mouvement a annoncé une seconde conférence prévue le 21 septembre, à l’occasion de la journée internationale de la paix. L’objectif affiché sera de présenter des modèles de coopération réussis, d’échanger avec les autorités militaires et les représentants de la société civile, et de définir des actions concrètes à mettre en œuvre sur le terrain. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie plus large d’Ubuntu Panafrica, qui se décrit comme un « Centre de Réflexion, d’Éveil et d’Élévation de conscience panafricaine », dédié à la mobilisation citoyenne pour la paix et la sécurité sur le continent.