Le géant des VTC Uber annonce une restructuration majeure : suppression de 3 000 postes, réduction de 20 % des managers et limitation drastique du télétravail à seulement 1 % des effectifs, malgré un chiffre d'affaires triplé en cinq ans.
Une réorganisation pour simplifier une structure jugée trop lourde
Dara Khosrowshahi, PDG d'Uber, justifie ces mesures par la nécessité de rendre l'entreprise « plus simple et plus rapide ». Selon lui, la croissance rapide des dernières années a engendré une multiplication des niveaux hiérarchiques, rendant certaines structures inadaptées à l'échelle actuelle. La suppression de 10 % des effectifs, soit plus de 3 000 emplois, et la réduction de 20 % des postes de managers s'inscrivent dans cette logique de rationalisation.
Le télétravail réduit à son strict minimum
Autre changement radical : Uber limite désormais le télétravail à seulement 1 % de ses salariés. Cette décision marque un revirement par rapport aux pratiques post-pandémie, où le travail à distance s'était généralisé. Le PDG souligne que ces ajustements permettront de générer des économies réinvesties dans l'innovation et les compétences clés pour les années à venir.
Un recentrage sur les robotaxis et les investissements massifs
Ces annonces interviennent alors qu'Uber accélère son virage vers les robotaxis, un marché sur lequel l'entreprise prévoit d'investir 10 milliards de dollars dans les prochaines années. Cette stratégie s'inscrit dans une logique de diversification pour réduire la dépendance aux VTC traditionnels, tout en visant une rentabilité accrue. La réorganisation interne pourrait ainsi servir de levier pour financer ces ambitions technologiques.
Un retour aux effectifs de 2021 malgré la croissance
Ironie de la situation : Uber, dont le chiffre d'affaires a triplé en cinq ans, revient à un effectif total de 30 000 salariés, soit le même niveau qu'en 2021. Cette décision reflète une volonté de recentrage stratégique, mais elle soulève des questions sur l'impact social et la gestion des talents dans un secteur en pleine mutation.