Après une campagne mondiale marquée par trois défaites, douze buts encaissés et aucun point, la Tunisie mise sur un nouveau projet dirigé par Moïne Chaâbani, nommé sélectionneur jusqu’en 2030, pour relancer les Aigles de Carthage lors des éliminatoires de la CAN 2027.
Nomination de Moïne Chaâbani et mandat à long terme
En juillet, la Fédération tunisienne de football a officialisé la prise de fonction de Moïne Chaâbani, ancien entraîneur du club local, avec un contrat s’étalant jusqu’en 2030. Cette décision intervient après le départ de Sabri Lamouchi, précipité par la lourde défaite 1‑5 contre la Suède, et l’échec de l’intérim d’Hervé Renard face au Japon et aux Pays‑Bas. Chaâbani hérite d’une équipe dont la confiance est à reconstruire et doit définir rapidement une identité tactique capable de redonner de la crédibilité à la sélection.
Un effectif remanié entre expérience et jeunesse
Le premier groupe convoqué par le nouveau sélectionneur reflète une volonté d’équilibrer continuité et renouveau. Des cadres comme le milieu Ferjani Sassi et le défenseur Ali Maâloul reviennent, apportant des repères de jeu et une connaissance du niveau international. Parallèlement, des joueurs tels qu’Aïssa Laïdouni, Mohamed Ali Ben Romdhane et le jeune gardien Hamza Rafia sont rappelés pour renforcer la profondeur du banc. Chaâbani introduit également de nouvelles têtes – Sami Chouchane, Mohamed Nasraoui, Rayan Elloumi et Sadok Kadida – afin d’insuffler du dynamisme et de préparer une relève capable de prendre davantage de responsabilités dans les années à venir.
Le premier test : affrontement contre l’Ouganda en phase de qualification
Le match inaugural de Chaâbani se déroulera ce jeudi à 19 h GMT à Radès, contre l’Ouganda, premier adversaire des éliminatoires de la CAN 2027. Au-delà du résultat, cette rencontre sera évaluée comme un baromètre de la cohésion du groupe, de la mise en place des principes de jeu et de la capacité du staff à instaurer une hiérarchie claire. Les observateurs chercheront à mesurer la confiance retrouvée des joueurs, la fluidité des phases offensives et la solidité défensive, éléments essentiels pour sortir du spectre du « Mondial catastrophique ».
Enjeux tactiques et perspectives de reconstruction
Chaâbani devra rapidement instaurer des automatismes, définir une ligne de jeu adaptée aux qualités de ses cadres tout en intégrant les jeunes talents. L’objectif immédiat est de sécuriser les points contre l’Ouganda, puis de consolider la position du groupe dans le tirage de la CAN. À plus long terme, la fédération espère que la stabilité du mandat jusqu’en 2030 permettra d’élaborer une feuille de route structurée, incluant le développement des jeunes dans les académies locales et une meilleure préparation physique et mentale. Le succès de ce projet dépendra de la capacité du staff à transformer le mélange d’expérience et de nouveauté en un collectif cohérent, capable de rivaliser à nouveau sur la scène africaine.