Le sous‑directeur des céréales à la Direction générale de la production agricole, Mohamed Ali Ben Romdhane, a présenté la stratégie céréalier et le plan d'approvisionnement en intrants pour la campagne 2026‑2027, en s’appuyant sur le bilan de la saison précédente et sur l’analyse des contraintes structurelles du secteur.
Bilan de la campagne céréalier précédente
Lors de son exposé, Ben Romdhane a rappelé que l’évaluation de la campagne écoulée constitue le socle de toute planification future. Cette analyse a permis d’identifier les performances agronomiques, les rendements obtenus et les écarts entre les objectifs fixés et les résultats réels. Le diagnostic a également mis en lumière les points de friction qui ont limité la productivité, notamment les difficultés d’accès aux semences certifiées et aux fertilisants.
Analyse des contraintes structurelles du secteur
Le sous‑directeur a souligné que le secteur céréalier tunisien fait face à des contraintes structurelles persistantes. Parmi celles‑ci, il a cité la disponibilité limitée des ressources hydriques, la fragmentation des exploitations agricoles et les lacunes dans les infrastructures de stockage. Ces facteurs, combinés à des variations climatiques, influencent directement la capacité du pays à assurer une production stable et suffisante.
Plan d’approvisionnement en intrants pour 2026‑2027
Sur la base du bilan et de l’analyse des contraintes, la nouvelle stratégie prévoit un renforcement de l’approvisionnement en intrants essentiels – semences, engrais et produits phytosanitaires – pour la saison 2026‑2027. L’objectif est de garantir la disponibilité de ces intrants au bon moment, d’améliorer la qualité des produits distribués aux agriculteurs et de réduire les ruptures de stock qui ont pu affecter les campagnes antérieures. Le dispositif inclut également un suivi plus rigoureux des flux d’intrants afin d’ajuster rapidement les quantités en fonction des besoins réels du terrain.
Implications pour la sécurité alimentaire et l’économie tunisienne
En sécurisant l’approvisionnement en intrants et en adaptant la production aux contraintes identifiées, la stratégie vise à stabiliser les rendements céréaliers, pilier de la sécurité alimentaire nationale. Une production céréalier plus prévisible contribue également à la maîtrise des prix sur les marchés locaux, ce qui bénéficie aux consommateurs et aux acteurs de la chaîne agro‑alimentaire. À plus long terme, le renforcement du secteur céréalier peut soutenir la compétitivité du pays dans les échanges régionaux.