La Direction générale de la Protection civile tunisienne a publié quatre consignes de prévention alors que l'incendie de Bargou, déclenché il y a trois jours, reste difficile à contenir malgré la mobilisation de moyens terrestres et aériens. La campagne vise à limiter la répétition de drames similaires en rappelant des gestes élémentaires mais trop souvent négligés en période estivale.
Quatre règles à respecter impérativement
Les autorités rappellent d'abord l'interdiction de brûler l'herbe sèche et de jeter des mégots de cigarette ou tout objet susceptible de produire une étincelle en bordure de route. Deux gestes régulièrement à l'origine de départs de feu dans les zones forestières méditerranéennes. La Protection civile insiste ensuite sur l'extinction totale du feu après un pique-nique ou un barbecue, et sur la mise hors de portée des enfants de toute source d'ignition.
Bargou : un sinistre encore actif après 72 heures
Le rappel des consignes intervient en pleine lutte contre le feu qui ravage la zone de Bargou. Trois jours après son déclenchement, l'incendie n'est toujours pas maîtrisé. Les équipes de la Protection civile sont déployées au sol tandis que deux avions militaires effectuent des rotations sur les foyers difficiles d'accès par voie terrestre, signe de la complexité du sinistre et de l'ampleur des moyens mobilisés.
Un numéro d'urgence centralisé
La Direction de la Protection civile demande à la population de contacter immédiatement le 198 en cas de détection d'un feu ou de situation d'urgence. Ce canal unique doit permettre une réaction plus rapide des secours, un facteur déterminant dans la limitation de la propagation des incendies de forêt, particulièrement en période de chaleur et de sécheresse.
Un enjeu récurrent pour la Tunisie
Avec des étés de plus en plus marqués par des vagues de chaleur, les feux de forêt constituent un risque structurel pour les massifs tunisiens. La communication de la Protection civile illustre la volonté de faire de la prévention un levier central, à défaut de pouvoir compter uniquement sur les moyens de lutte. L'efficacité réelle dépendra désormais de l'adhésion des citoyens, des collectivités locales et des exploitants agricoles à ces consignes de base.