Une avarie majeure sur le réseau d’alimentation du Grand Tunis et une consommation record due à la canicule ont provoqué des coupures d’eau dans plusieurs gouvernorats, plongeant des centaines de milliers d’habitants dans l’incertitude.
Des zones critiques privées d’eau potable
Les perturbations, causées par une panne technique sur la conduite sud du Grand Tunis, affectent des quartiers entiers de la capitale et de ses banlieues. À Tunis, les habitants des zones d’El Kabaria (quartiers Ennour et Bouhjar) subissent des interruptions prolongées, tandis que Ben Arous, Ezzahra, Zaghouan et Grombalia enregistrent des baisses de pression ou des coupures totales. Dans le gouvernorat de Nabeul, la ville de Soliman est également touchée, tout comme plusieurs communes de Ben Arous : Mhamdia, Fouchana, Megrine, Radès, Hammam Lif, Hammam Chott, Mornag et Boumhel.
Un pic de demande aggravé par la chaleur
La Sonede attribue ces dysfonctionnements à une double pression : une avarie imprévue sur un axe stratégique du réseau et une demande accrue en eau potable, dopée par les températures élevées qui frappent actuellement le pays. Les réservoirs et les conduites, déjà sollicités par l’été, n’ont pas résisté à cette surcharge, forçant les autorités à prioriser les réparations pour éviter des pannes plus étendues.
Rétablissement progressif, mais sans garantie immédiate
Selon les prévisions de la Sonede, les travaux de réparation et de réalimentation des réseaux devraient permettre une reprise partielle de l’approvisionnement à partir de 22 heures, ce mercredi 2 septembre 2026. Les équipes techniques interviennent en continu, 24 heures sur 24, pour limiter la durée des perturbations. Cependant, la reprise complète du service dépendra de l’efficacité des ajustements sur les réservoirs et les conduites endommagées, sans que la Sonede ne puisse encore garantir un retour à la normale avant plusieurs heures.
Un rappel des vulnérabilités du système hydrique tunisien
Cet incident met en lumière les fragilités structurelles du réseau d’eau potable tunisien, régulièrement mis à l’épreuve par les vagues de chaleur et les pics de consommation estivaux. Les autorités locales et la Sonede devront probablement accélérer les investissements dans la modernisation des infrastructures pour éviter que des crises similaires ne se reproduisent lors des prochaines saisons sèches.