Un élève de 18 ans a ouvert le feu dans une école de la banlieue de Bangkok, tuant sept personnes dont lui-même avant de se suicider. Quinze autres ont été blessés, dont des enseignants, dans ce qui constitue la deuxième fusillade en milieu scolaire en Thaïlande cette année.
Un drame qui s’inscrit dans une série de violences
L’attaque s’est produite dans l’enceinte du lycée Debsirin Nonthaburi, situé dans la périphérie nord-ouest de la capitale thaïlandaise. Selon les premiers éléments, l’auteur présumé, un lycéen, a commencé à tirer avant de se donner la mort. Les victimes incluent des élèves et des enseignants, dont certains ont été retrouvés grièvement blessés ou décédés dans différentes salles de l’établissement. Les secours, arrivés sur place alors que les tirs se poursuivaient, ont dû prodiguer des soins d’urgence à plusieurs victimes, dont une enseignante dont le décès a été constaté malgré les tentatives de réanimation.
Les témoignages des élèves présents sur les lieux décrivent une scène de panique, certains ayant d’abord cru à des pétards ou à des bruits de percussion avant de réaliser la nature des détonations. Les autorités policières ont confirmé que le tireur était bien parmi les sept morts, tandis que le bilan des blessés s’élève à quinze personnes.
La Thaïlande face à l’épidémie de violences par armes
Cette fusillade s’ajoute à une liste tragique d’attaques à l’arme à feu dans le pays, où les armes circulent plus librement que dans de nombreux autres États. Les statistiques révèlent une récurrence inquiétante de tels événements, avec des victimes souvent jeunes. En 2022, une attaque perpétrée par un ancien policier avait causé la mort de 36 personnes, dont 22 enfants, dans une crèche du nord-est. Plus récemment, en 2025, un marché de Bangkok avait été le théâtre d’une tuerie ayant fait cinq morts, tandis qu’une enseignante avait été abattue dans une école du sud du pays en février de cette année.
Les autorités thaïlandaises, confrontées à cette escalade, tentent de renforcer les mesures de sécurité dans les établissements scolaires. Cependant, la facilité d’accès aux armes et la culture locale de la possession d’armes à feu continuent de poser un défi majeur. Les appels à une réglementation plus stricte se multiplient, mais les progrès restent limités face à des habitudes ancrées et à des failles structurelles dans l’application des lois.