Trump minimise un présumé renseignement chinois à l'Iran : « Nous les espionnons aussi »

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 40 lectures
Trump minimise un présumé renseignement chinois à l'Iran : « Nous les espionnons aussi »

Le Wall Street Journal rapporte que des entités chinoises auraient transmis à l'Iran des images satellites d'une base militaire jordanienne avant et après une frappe ayant tué trois soldats américains. Donald Trump a minimisé ces révélations en défendant une logique de contre-espionnage réciproque, tandis que les sanctions antérieures de Washington contre des entreprises satellitaires chinoises rappellent la gravité des accusations.

Des images satellites avant et après la frappe

Selon le Wall Street Journal, des entreprises chinoises auraient fourni à l'Iran des images d'une base militaire en Jordanie, captées avant et après le raid iranien qui a coûté la vie à trois militaires américains. Cette accusation, si elle est confirmée, illustre le rôle potentiel des capacités spatiales chinoises dans les conflits régionaux impliquant les États-Unis et soulève des questions sur l'utilisation duale de la technologie satellite à des fins militaires. La Jordanie, alliée des États-Unis, héberge des installations stratégiques dont la protection relève directement de la sécurité nationale américaine au Moyen-Orient.

Trump défend une logique d'espionnage réciproque

Interrogé à bord d'Air Force One, le président américain a réduit l'importance de ces révélations : « Vous savez, quand on dit que la Chine nous espionne, je dis vous avez raison, et nous, nous les espionnons aussi. » Il a ajouté : « En gros, ils font ce que nous faisons. » Cette posture minimise les risques diplomatiques mais ne répond pas aux questions de sécurité nationale soulevées par le journal, ni aux mécanismes précis de ce présumé transfert de renseignements. L'absence de condamnation ferme pourrait être perçue comme un signal aux alliés américains sur la fiabilité de la Chine en matière de renseignement.

Sanctions antérieures et contexte géopolitique

En mai dernier, Washington avait déjà sanctionné trois entreprises satellitaires chinoises pour avoir facilité des opérations militaires iraniennes. La Chine reste un partenaire économique majeur de l'Iran, acheteur d'une grande partie de son pétrole, et un soutien diplomatique de Téhéran au sein des instances internationales. Une visite d'État du président chinois Xi Jinping aux États-Unis est prévue fin septembre, dans un contexte de tensions persistantes qui pourrait compliquer les discussions bilatérales sur le nucléaire iranien, le commerce et la sécurité régionale.

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