Le président des États‑Unis, Donald Trump, a qualifié les Houthis de « mal‑comportants » après une série d’attaques qui ont contraint l’Arabie Saoudite à prolonger la fermeture de son principal aéroport international de Riyad. Les frappes, qui ont déjà fait au moins 18 victimes, soulèvent de nouvelles tensions dans la région du Golfe.
Escalade des attaques houthis contre les aéroports saoudiens
Depuis le début du mois, les forces houthies du Yémen ont lancé plusieurs missiles balistiques visant les aéroports de Riyad (King Khalid International) et de Dammam (King Fahd International). Selon le porte‑parole de la coalition dirigée par l’Arabie Saoudite, Turki al‑Maliki, deux de ces missiles ont été interceptés et détruits avant d’atteindre la base aérienne de Khamis Mushait. Malgré ces interceptions, les tirs répétés ont entraîné la suspension des vols civils à Riyad.
Prolongation de la suspension des vols à King Khalid
Le ministère de l’Intérieur saoudien a annoncé que la suspension des opérations à l’aéroport King Khalid serait maintenue jusqu’au samedi, afin de garantir la sécurité des passagers et du personnel au sol. Cette décision intervient après que les attaques précédentes ont fait au moins 18 morts, dont trois ressortissants étrangers, et ont provoqué d’importants dégâts matériels. Les autorités aéronautiques évaluent encore l’étendue des dommages et les mesures de protection à mettre en place.
Réaction de Washington et implications géopolitiques
Dans une déclaration publique, Donald Trump a reproché aux Houthis de « se comporter très mal », soulignant que leurs actions menacent la stabilité du transport aérien et la sécurité régionale. Cette prise de position américaine s’inscrit dans le cadre d’une coopération renforcée avec Riyad, qui cherche à obtenir un soutien international pour contrer les capacités de frappe des Houthis. Les analystes estiment que la rhétorique de Washington pourrait se traduire par une assistance logistique ou de renseignement supplémentaire à la coalition saoudienne.
Conséquences pour le trafic aérien et l’économie régionale
La fermeture prolongée de l’un des hubs les plus fréquentés du Moyen‑Orient affecte non seulement les compagnies aériennes, mais aussi le secteur du tourisme et le commerce transfrontalier. Les pertes de revenus estimées pour les compagnies aériennes saoudiennes se chiffrent en dizaines de millions de dollars, tandis que les voyageurs d’affaires et les touristes sont contraints de rerouter leurs itinéraires, augmentant les coûts et les délais. Les experts avertissent que si les attaques persistent, le secteur aérien pourrait subir une contraction plus durable, impactant la reprise économique post‑pandémique de la région.