Le président Donald Trump a signé le 26 août 2026 un décret d’état d’urgence nationale visant à interdire l’importation et l’utilisation d’équipements électriques d’origine étrangère, jugés menaçants pour la sécurité du réseau énergétique américain.
Le décret et ses objectifs sécuritaires
Le texte, publié sur le site de la Maison-Blanche, qualifie les livraisons d’équipements électriques provenant de l’étranger de « menace inhabituelle et extraordinaire » pour la sécurité nationale, la politique étrangère et l’économie des États‑Unis. Il précise que la menace peut se manifester tant au niveau de transactions individuelles que globales, justifiant ainsi la mise en place de mesures supplémentaires pour protéger l’intégrité et la fiabilité du système énergétique.
Équipements et logiciels visés par l’interdiction
Le décret prohibe l’achat et l’installation de plusieurs catégories d’appareils, notamment les transformateurs haute tension, les onduleurs destinés aux installations solaires et de stockage, les générateurs, ainsi que les dispositifs de protection par relais et les équipements électroniques intelligents. Il s’étend également aux logiciels critiques et aux composants numériques susceptibles d’être exploités dans des cyber‑attaques contre le réseau électrique.
Rôle du département de l’Énergie et mise en œuvre
Le secrétaire à l’Énergie, en coordination avec d’autres agences fédérales, est chargé de définir les conditions d’exploitation des équipements déjà installés, d’établir les délais de cessation des transactions en cours et de préciser les modalités de retrait des matériels non conformes. Cette procédure vise à éliminer les risques identifiés tout en assurant une transition maîtrisée pour les opérateurs du secteur.
Contexte politique et économique
Cette décision s’inscrit dans une dynamique plus large annoncée par Trump début juillet, qui avait déclaré son intention de doubler la production d’électricité aux États‑Unis. Elle reflète également les inquiétudes exprimées par le vice‑président James David Vance, qui a reconnu que la Chine devance les États‑Unis en intelligence artificielle, en partie grâce à des infrastructures énergétiques robustes alimentant ses centres de données. Le décret apparaît donc comme une réponse stratégique visant à réduire la dépendance technologique et à renforcer la souveraineté énergétique américaine.