Une révolution silencieuse s’annonce. Les trottinettes électriques, ces géants des villes marocaines, vont enfin être soumises à un cadre strict. Plus de liberté totale, plus de risques cachés. Le gouvernement accélère pour combler un trou juridique qui met en danger tous les usagers.
Pourquoi cette urgence ? Les rues marocaines explosent de trottinettes. Sans règles claires, les accidents se multiplient. Les conducteurs roulent sans équipement, à toute vitesse, souvent ivres ou distraits. Les piétons, les cyclistes, les automobilistes… tous deviennent des cibles. Qui peut encore ignorer ce danger ?
Le ministre du Transport, Abdessamad Kayouh, a répondu sans détour à un député : « Il faut agir. » Le vide juridique est comblé. Depuis juin 2025, un décret (n° 2.24.393) prépare le terrain. Plus de tergiversations. Les trottinettes ne seront plus des intruses sur la route.
De cyclomoteurs… à des engins sous surveillance D’ici peu, ces véhicules légers basculent dans la catégorie des cyclomoteurs. Oui, vous avez bien lu. Les trottinettes sans siège, à une seule place, motorisées (entre 6 et 25 km/h), devront respecter des normes drastiques. Plus de bricolage : un moteur non homologué ? Plus de circulation.
Les exigences techniques s’imposent :
- Un feu blanc à l’avant, un réflecteur rouge à l’arrière.
- Un klaxon audible à 50 mètres pour prévenir les piétons.
- Des freins certifiés, sans faille.
- Une vitesse limitée (25 km/h max), pour éviter les excès.
« Sécurité ou chaos ? » La question se pose cruellement. Combien de vies faut-il encore perdre pour que le bon sens l’emporte ?
Règles de circulation : le grand flou se lève Un second décret en préparation va définir où et comment rouler. Les trottinettes pourront-elles emprunter les pistes cyclables ? Les trottoirs ? Les autoroutes ? Les réponses viendront, mais déjà, les premières consignes fusent :
- Pas de circulation sur les autoroutes (évident, mais nécessaire de le rappeler).
- Respect des feux et des panneaux – comme pour les voitures.
- Port du casque obligatoire ? (La question divise encore, mais la tendance mondiale penche pour le oui.)
La NARSA lance la mobilisation Avant l’entrée en vigueur des lois, une campagne massive s’annonce. L’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) va éduquer, sensibiliser, alerter. Des affiches, des vidéos, des contrôles : tout est prévu pour que les usagers comprennent les nouvelles règles.
Mais attention : les trottinettes illégales resteront sur la route. Combien de temps avant que les forces de l’ordre les confisquent ? Combien de temps avant que les accidents baissent ? Le temps presse.
Et maintenant ? Une question qui fâche Le Maroc franchit un cap. Les trottinettes ne seront plus des fantômes de la route, mais des usagers à part entière. Est-ce suffisant ? Les associations de sécurité routière réclament plus : casques obligatoires, assurances, interdiction totale sur les trottoirs. Le gouvernement répondra-t-il à ces appels ?
Une chose est sûre : le statu quo n’est plus acceptable. Les villes marocaines méritent des rues sûres. Les trottinettes, oui. Mais pas au prix de la vie des autres.
La balle est dans le camp des conducteurs Les nouvelles règles arrivent. Leur succès dépendra d’une chose : votre attitude. Casque ? Équipement ? Respect des limites ? Si chacun joue le jeu, ces engins deviendront une solution de mobilité… sans être un fléau.
Sinon ? Le chaos continuera. Et les rues resteront un champ de bataille.