Trois militants pro‑démocratie condamnés à 5 à 7 ans de prison à Hong Kong pour commémorer Tiananmen

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 31 lectures
Trois militants pro‑démocratie condamnés à 5 à 7 ans de prison à Hong Kong pour commémorer Tiananmen

Le vendredi 11 septembre, la cour de Hong Kong a infligé des peines de cinq à plus de sept ans à trois militants qui organisaient des veillées en mémoire du massacre de Tiananmen. Lee Cheuk‑yan, Chow Hang‑tung et Albert Ho, déjà condamnés en août pour incitation à la subversion, étaient détenus depuis 2021. La décision a été vivement dénoncée par des observateurs internationaux et rappelle le durcissement du cadre juridique depuis l’adoption de la loi sur la sécurité nationale en 2020.

Peines prononcées et profils des activistes

Lee Cheuk‑yan, 69 ans, le syndicaliste de longue date, a reçu la peine la plus élevée, soit plus de sept ans de prison. Chow Hang‑tung, 41 ans, journaliste et militante, a été condamnée à cinq ans, tandis qu’Albert Ho, 74 ans, ancien député et figure de l’opposition, a écopé de six ans et demi. Tous trois ont été reconnus coupables d’« incitation à la subversion » en août, après une enquête qui débute en 2021, et étaient déjà incarcérés en attendant le jugement.

Réactions des organisations de défense et de Taïwan

La directrice d’Human Rights Watch pour l’Asie a qualifié les peines de « sévères » et a dénoncé la « cruauté » d’un gouvernement qui craint la mémoire collective. Le bureau taïwanais chargé des affaires liées à la Chine a également condamné les sanctions, rappelant que la quête de démocratie et de droits humains ne doit pas être criminalisée. Ces prises de position soulignent la préoccupation internationale quant à l’érosion des libertés à Hong Kong.

Impact de la loi sur la sécurité nationale de 2020

Adoptée après les manifestations massives de 2019, la loi sur la sécurité nationale vise à réprimer toute forme de dissidence perçue comme une menace à la souveraineté chinoise. Depuis son entrée en vigueur, les commémorations publiques du massacre de Tiananmen, autrefois tolérées à Hong Kong, sont désormais de facto interdites. Le climat juridique restrictif a facilité des poursuites rapides contre les organisateurs de veillées et d’autres activités jugées subversives.

Statistiques des poursuites depuis l’application de la loi

Selon les autorités locales, 415 personnes ont été arrêtées pour des infractions liées à la sécurité nationale depuis 2020. Parmi elles, 185 ont été reconnues coupables, dont un nombre croissant d’activistes, de journalistes et de politiciens. Ces chiffres illustrent l’ampleur du dispositif répressif et la pression constante exercée sur la société civile de Hong Kong.

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