Les centres de santé communautaires (Cscom) de Badialan III, Bolibana et N’Tomikorobougou ont franchi une étape décisive pour la qualité de leur prise en charge médicale. Grâce à une initiative portée par les œuvres sociales de la Présidence de la Transition, ces établissements bénéficient désormais d'installations photovoltaïques autonomes visant à pallier les interruptions récurrentes de fourniture électrique.
Une réponse aux risques liés aux coupures d'électricité
Jusqu'à présent, le personnel soignant de ces trois structures était confronté à des conditions de travail précaires lors des interventions nocturnes. L'absence d'énergie fiable contraignait les équipes à recourir à des solutions de fortune, telles que l'éclairage par téléphone portable, pour réaliser des accouchements ou des analyses médicales urgentes. Cette nouvelle infrastructure solaire permet désormais d'assurer une continuité de service indispensable à la sécurité des patients et à l'efficacité des soins prodigués.
Des capacités techniques adaptées aux besoins
Le déploiement des équipements a été dimensionné selon les besoins spécifiques de chaque centre. Le Cscom de Badialan III, structure la plus importante du lot, a été doté d'un système robuste composé de 96 panneaux photovoltaïques, couplés à six onduleurs et six batteries au lithium. Les centres de Bolibana et de N’Tomikorobougou ont, quant à eux, reçu des installations composées de 36 panneaux chacun, accompagnés de trois onduleurs et trois batteries au lithium, garantissant une autonomie énergétique suffisante pour les activités courantes.
La maintenance comme levier de pérennité
Conscient des enjeux liés à la durabilité des équipements techniques, le Conseiller spécial en charge des œuvres sociales, Aguibou Dembélé, a souligné l'importance d'une gestion rigoureuse. Chaque centre de santé a reçu pour instruction de désigner des agents dédiés, qui bénéficieront d'une formation spécifique à la maintenance des installations. Cette stratégie vise à prévenir la dégradation prématurée du matériel et à garantir que cet investissement public serve durablement les populations locales, en évitant les interruptions de service liées à des pannes techniques non résolues.