Plusieurs centaines de personnes se sont réunies le samedi 24 octobre à Trappes pour rendre un dernier hommage à Pengo Bossio Wangi, 26 ans, tragiquement abattu lors d'une attaque qualifiée d'attentat terroriste raciste par les autorités françaises. Ce rassemblement, marqué par une vive émotion, souligne la douleur d'une communauté qui réclame justice et interroge les failles sécuritaires ayant permis cet acte.
Un espoir du sport fauché en pleine jeunesse
Pengo Bossio Wangi était une figure appréciée de son entourage, décrit par ses proches comme un jeune homme solaire et déterminé. Membre de la « Atch Academy » d'Aubervilliers, il s'investissait avec passion dans le MMA, discipline où il était considéré comme un espoir amateur. La nouvelle de sa disparition a provoqué une onde de choc parmi ses partenaires d'entraînement et ses amis, qui peinent à concevoir la perte brutale d'un jeune homme dont la vie a été stoppée par la haine.
La dénonciation d'un climat de haine
Lors du rassemblement, les pancartes brandies par les participants ont mis en lumière une colère profonde face à la montée des discours xénophobes. Assa Traoré, fondatrice du Comité Adama, a pris la parole pour affirmer que la victime a été ciblée en raison de sa couleur de peau, dénonçant une haine attisée dans le débat public. Les témoignages recueillis sur place reflètent un sentiment d'insécurité croissant chez les habitants, certains pointant du doigt un désengagement de l'État face à la menace raciste.
Justice et mobilisation citoyenne
Alors que le Parquet national antiterroriste poursuit ses investigations sur les motivations du tireur — qui aurait délibérément épargné certaines victimes en fonction de leur origine — la famille de Pengo Bossio Wangi exprime son incompréhension quant au suivi du suspect par les autorités. La mère de la victime a fait part de sa détermination à obtenir justice pour son fils. En signe de solidarité, une marche blanche est organisée ce dimanche 25 octobre à Aubervilliers, ville où le jeune sportif s'entraînait, afin de poursuivre ce mouvement de recueillement dans la dignité.