Les opérateurs de transport au Ghana entament des négociations cruciales avec les autorités pour valider une augmentation de 30 % des tarifs, alors que la hausse des prix du carburant et des pièces détachées menace la viabilité de leurs activités.
Un secteur sous pression économique
Les transporteurs privés et les syndicats du secteur routier organisent aujourd’hui une rencontre avec le ministère en charge des Transports pour discuter d’une révision à la hausse des tarifs de transport. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par une inflation persistante des coûts opérationnels, notamment la flambée des prix du carburant et des pièces détachées, qui pèse lourdement sur la rentabilité des entreprises du secteur.
Les syndicats, représentés par des unions comme la Ghana Private Road Transport Union (GPRTU), estiment que les conditions actuelles rendent insoutenable la poursuite des activités sans ajustement tarifaire. Leur objectif est de négocier avec l’État des mesures d’accompagnement, tout en préparant une proposition concrète de hausse des tarifs si aucune solution immédiate n’est trouvée pour atténuer l’impact des coûts énergétiques.
Appel à une intervention publique ciblée
Parallèlement, la Chambre des consommateurs de produits pétroliers (COPEC) plaide pour le rétablissement d’un mécanisme d’intervention sur les prix du carburant, similaire à celui mis en place lors de la crise énergétique au Moyen-Orient. Selon cette organisation, cette mesure avait permis de réduire significativement les prix du diesel et de l’essence, offrant un répit aux transporteurs, aux automobilistes et aux entreprises.
Avec des prix du diesel approchant des seuils critiques, la COPEC alerte sur les risques d’un nouveau choc économique pour les opérateurs et les usagers. Elle souligne que sans une régulation des prix, la pression sur les coûts pourrait se répercuter sur les tarifs des transports, aggravant la précarité des ménages et la compétitivité des entreprises. Les négociations en cours s’annoncent donc déterminantes pour l’équilibre du secteur et la stabilité des prix à la consommation.