Une organisation de la société civile exige du ministère de la Santé des informations détaillées sur les partenariats privés liés aux hôpitaux Agenda 111, dont la finalisation est en suspens.
Contexte et demande d'information
Le réseau RAN-Africa a déposé une demande d'accès à l'information auprès du ministère de la Santé pour obtenir des précisions sur les partenariats envisagés entre l'État et des acteurs privés, religieux ou autres, dans le cadre des projets hospitaliers Agenda 111. Cette initiative s'inscrit dans un contexte de forte attente publique quant à l'implication du secteur privé pour achever ces infrastructures de santé, dont plusieurs restent inachevées.
La demande, datée du 1er août 2026, porte notamment sur l'identité des entités privées, des organisations religieuses, des fondations et des investisseurs ayant manifesté leur intérêt ou été sollicités depuis janvier 2025. RAN-Africa réclame également les copies des propositions soumises, des échanges, des accords préliminaires ou définitifs, ainsi que les détails financiers des partenariats envisagés. Ces informations incluent les contributions attendues de l'État et des partenaires privés, les modalités de gestion, d'exploitation ou de cession des hôpitaux, ainsi que les études et avis juridiques préparatoires.
Enjeux et échéances
Cette démarche s'appuie sur les préoccupations croissantes concernant la transparence des accords et la protection de l'intérêt public. Le ministère dispose de 14 jours pour répondre à la demande, conformément à la loi sur le droit à l'information. Les informations obtenues pourraient éclairer l'ampleur de l'implication du secteur privé, les engagements financiers et les modalités de gestion des hôpitaux Agenda 111, dont le coût total de finalisation est estimé à plus de 20 milliards de cedis, avec déjà 4,8 milliards investis.
Lancé en août 2021, le programme Agenda 111 prévoyait initialement la construction de 101 hôpitaux de district, six hôpitaux régionaux, deux hôpitaux psychiatriques et deux hôpitaux spécialisés dans les zones centrale et nord du pays. Plusieurs projets restent en suspens, posant des défis majeurs en termes de financement et de finalisation pour l'administration actuelle.