La Narcotics Control Commission (NACOC) du Ghana a formellement démenti toute implication de membres de la sécurité présidentielle dans l'affaire de saisie de cocaïne survenue à Dunkerque, en France. Cette mise au point intervient alors que des allégations circulaient sur les réseaux sociaux, suggérant un lien entre l'un des suspects et le dispositif de protection du président John Dramani Mahama et de la vice-présidente Naana Jane Opoku-Agyemang.
Clarification sur le profil des suspects
Alexander Twum-Barimah, directeur général adjoint de la NACOC, a précisé lors d'une intervention médiatique que les vérifications approfondies menées par ses services n'ont établi aucun lien professionnel entre les quatre suspects arrêtés et les autorités de l'État. Concernant spécifiquement Musah Attah, alias « Kromo », dont la proximité avec les hautes sphères de l'exécutif a été évoquée par certains acteurs politiques, la commission confirme qu'il est enregistré comme agriculteur et non comme agent de sécurité. L'institution a par ailleurs souligné l'incohérence opérationnelle des rumeurs, rappelant que les dispositifs de protection du président et de la vice-présidente fonctionnent de manière distincte et cloisonnée.
Une saisie majeure sous enquête
L'affaire concerne l'exportation présumée de près de 3,9 tonnes de cocaïne dissimulées dans un conteneur de déchets plastiques en provenance du Ghana. La saisie, opérée par les douanes françaises le 10 septembre au port de Dunkerque, a conduit à l'arrestation de quatre ressortissants ghanéens : Desmond Koranteng Curiel, Musah Attah, Kweku Okyere et Jessica Hartog. Ces derniers ont plaidé non coupables devant la Haute Cour d'Accra et demeurent en détention préventive dans l'attente de la suite de la procédure judiciaire prévue pour le 13 octobre. Un cinquième suspect, le ressortissant néerlandais Jos Leijdekkers, est actuellement recherché.
Enjeux de sécurité et intégrité institutionnelle
Face à la polémique alimentée par des photographies circulant sur les réseaux sociaux, la NACOC a appelé à ne pas politiser cette affaire de stupéfiants. Les autorités ghanéennes font face à une pression croissante concernant l'efficacité des contrôles portuaires et la prévention des trafics illicites. L'enquête se poursuit désormais pour déterminer les failles logistiques ayant permis l'expédition de cette cargaison et pour identifier d'éventuels complices supplémentaires impliqués dans ce réseau international.