Tous les candidats au poste de secrétaire général de l'ONU confrontés à un veto des cinq membres permanents du Conseil de sécurité

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 1 lectures
Tous les candidats au poste de secrétaire général de l'ONU confrontés à un veto des cinq membres permanents du Conseil de sécurité

Lors d’un vote indicatif tenu à huis clos, les quinze membres du Conseil de sécurité ont attribué à chaque prétendant au poste de secrétaire général de l'ONU les mentions « encourage », « décourage » ou « sans opinion ». Aucun des sept candidats n’a échappé à un avis négatif de la part des cinq membres permanents – États‑Unis, Royaume‑Uni, France, Chine et Russie – ce qui rend probable l’émergence de nouvelles candidatures avant la fin du mandat d’António Guterres.

Résultats du vote indicatif du Conseil de sécurité

Le tableau du scrutin montre que la Costaricaine Rebeca Grynspan, directrice de la CNUCED, a recueilli le plus grand nombre d’avis « encourage » (neuf), mais elle a également reçu cinq avis « décourage », dont deux émanant de membres permanents, ainsi qu’un avis « sans opinion ». L’Argentin Rafael Grossi, à la tête de l’Agence internationale de l’énergie atomique, arrive en deuxième position avec huit avis « encourage » et six « décourage », deux provenant également des membres permanents. Les cinq autres candidats, trois hommes et deux femmes, ont tous enregistré au moins un avis négatif de la part d’un membre permanent.

Implications pour le processus de sélection

Le veto des membres permanents, bien que formellement non contraignant dans un vote indicatif, signale clairement que les grandes puissances ne soutiennent aucun des candidats présentés. Selon la tradition diplomatique, un tel résultat oblige le Conseil à rouvrir les consultations et à envisager de nouveaux candidats ou à réévaluer les profils existants. Cette situation prolonge l’incertitude autour de la transition de leadership à la tête de l’ONU, dont le mandat actuel se termine le 31 décembre.

Contexte de crise institutionnelle de l’ONU

Le vote intervient à un moment où l’Organisation des Nations Unies fait face à une série de défis majeurs : multiplication des conflits armés, divisions persistantes au sein même du Conseil de sécurité, et difficultés financières croissantes qui menacent la capacité opérationnelle de l’institution. Le choix du prochain secrétaire général est donc perçu comme crucial pour restaurer la crédibilité et l’efficacité de l’ONU dans la gestion des crises mondiales.

Perspectives et scénarios possibles

À court terme, les diplomates s’attendent à de nouvelles nominations, potentiellement issues de pays qui n’ont pas encore présenté de candidat ou à des figures déjà connues pour leur expérience multilatérale. À moyen terme, le processus pourrait être influencé par les exigences géopolitiques des membres permanents, qui cherchent à garantir que le futur chef de l’ONU soit perçu comme neutre et capable de naviguer entre les intérêts divergents des grandes puissances. Le résultat final, attendu avant la fin de l’année, déterminera la direction stratégique de l’ONU pour les cinq années à venir.

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