Le chercheur français Tony Tung, qui a passé une décennie au sein du laboratoire d’intelligence artificielle de Meta, a quitté la Silicon Valley pour co‑fonder la start‑up française Presage. En tant que directeur scientifique, il ambitionne de placer l’IA au centre des infrastructures numériques, un pari qui pourrait renforcer la position de la French Tech sur le marché mondial de la technologie.
Un parcours de dix ans au laboratoire d’IA de Meta
Tony Tung a intégré les équipes de recherche de Meta, l’entreprise de Mark Zuckerberg, où il a travaillé pendant dix ans. Son rôle l’a conduit à explorer la représentation en trois dimensions d’objets et d’humains en mouvement, un domaine clé pour les applications de réalité augmentée et virtuelle. Titulaire d’une thèse de Télécom Paris, il a également parcouru le globe, de la Silicon Valley au Japon, afin de collaborer avec les meilleurs spécialistes de l’intelligence artificielle.
Presage : une start‑up française au service des infrastructures numériques
Presage, jeune pousse de la French Tech, se donne pour mission de devenir le pionnier des modèles d’IA appliqués aux infrastructures numériques. En s’appuyant sur l’expertise de Tung en 3D et en apprentissage profond, la société développe des solutions capables d’optimiser la gestion des réseaux, les services cloud et les plateformes de données. Le positionnement de l’entreprise vise à répondre aux besoins croissants des opérateurs télécoms et des acteurs du cloud, qui recherchent des outils plus intelligents pour assurer la résilience et l’efficacité de leurs systèmes.
Implications pour la French Tech et le positionnement de la France dans l’IA
Le recrutement d’un talent issu d’un géant technologique comme Meta souligne l’attractivité croissante de la French Tech pour les experts de haut niveau. Si Presage parvient à concrétiser ses ambitions, cela pourrait stimuler l’écosystème local en attirant davantage d’investissements et en favorisant la création d’emplois qualifiés. Au-delà de l’impact économique, le projet participe à la souveraineté technologique de la France, en développant des modèles d’IA maîtrisés sur le territoire national.