Tonte Ibraye, ancien candidat au poste de gouverneur de l'État de Rivers sous la bannière de l'African Democratic Congress (ADC), a officiellement quitté sa formation politique. Cette démission, actée le 24 septembre, met en lumière les tensions persistantes au sein du parti à l'approche des échéances électorales de 2027.
Une crise de légitimité au sommet
Au cœur de la rupture se trouve la contestation de la direction actuelle du parti, incarnée par une faction dirigée par l'ancien président du Sénat, David Mark. Tonte Ibraye pointe du doigt l'exercice du pouvoir par cette instance alors même que des litiges juridiques sur la légitimité de la direction restent en suspens. Pour l'ancien candidat, cette situation fragilise les fondations du parti et risque de compromettre la validité des futures candidatures pour 2027, qu'il compare à une construction sur des « sables mouvants ».
Inquiétudes sur la stratégie de l'opposition
Au-delà des querelles internes, Tonte Ibraye exprime une réserve sur la ligne politique globale de l'opposition. Il critique une stratégie qui, selon lui, se focalise davantage sur le remplacement du président Bola Tinubu que sur l'élaboration d'un projet de gouvernance alternatif et clair pour les citoyens nigérians. Cette absence de vision programmatique, couplée aux manœuvres visant à évincer des cadres historiques du parti au profit de nouveaux arrivants, a fini par convaincre l'homme politique de quitter ce qu'il qualifie de « navire en perdition ».
Vers une nouvelle étape politique dans l'État de Rivers
Malgré ce départ, Tonte Ibraye affirme maintenir son engagement envers le développement de l'État de Rivers et du Nigeria. Il a annoncé l'ouverture d'une phase de consultations avec ses soutiens et ses alliés politiques répartis dans les 23 zones de gouvernement local de l'État. Cette étape doit lui permettre de définir son orientation future, tout en réitérant son attachement à une gouvernance responsable et centrée sur les besoins des populations, loin des structures partisanes qu'il juge désormais défaillantes.