La disparition de Tim Curry, figure majeure du cinéma et du théâtre, marque la fin d’une époque pour les amateurs de culture pop et de spectacles cultes. L’acteur britannique, célèbre pour son interprétation du Dr Frank-N-Furter dans *The Rocky Horror Picture Show* et pour son rôle de clown dans *Ça*, s’est éteint à 80 ans à Los Angeles, selon des médias américains. Sa carrière, marquée par des personnages iconiques et une présence scénique inoubliable, laisse une empreinte indélébile dans l’histoire du divertissement.
Un monument du cinéma d’horreur et du spectacle vivant
Tim Curry restera avant tout associé à son interprétation du Dr Frank-N-Furter, personnage déjanté et charismatique du film *The Rocky Horror Picture Show* (1975). Ce long-métrage, initialement un échec commercial, est devenu un phénomène culturel grâce à ses séances nocturnes et à son public de fans. Les projections en salles se transforment en véritables spectacles vivants, où le public participe activement à l’action. Curry, conscient du risque pris, avait déclaré dans les années 1970 : *« J’étais hésitant au début, si (le film) marchait, cette image pourrait me coller à la peau. Mais j’ai toujours pensé que cela ne valait pas la peine de le faire si on ne prenait pas un risque. »*
Une carrière éclectique entre cinéma, théâtre et télévision
Au-delà de *Rocky Horror*, Tim Curry a marqué plusieurs générations avec des rôles variés. Il a incarné le clown effrayant dans l’adaptation cinématographique de *Ça* de Stephen King, ou encore le concierge dans *Maman j’ai encore raté l’avion !*. Son talent s’est également illustré dans des comédies comme *Charlie et ses drôles de dames* ou des thrillers comme *À la poursuite d’Octobre rouge*. Sur les planches, il a brillé à Broadway et au West End, notamment dans *Monty Python’s Spamalot*, où il jouait le roi Arthur. Son parcours, débuté dans les théâtres londoniens, a traversé les décennies avec une diversité rare, allant de Shakespeare à Brecht en passant par des adaptations modernes.
Un héritage humain et artistique célébré par ses pairs
Les hommages affluent après son décès. Susan Sarandon, qui partageait l’affiche avec lui dans *Rocky Horror*, a salué son « cœur » et sa gentillesse, même après son AVC qui l’avait laissé lourdement handicapé. Carol Burnett, avec qui il a joué dans *Annie* (1982), a évoqué un « ami très cher » et un acteur capable d’incarner des « méchants attachants ». Ces témoignages soulignent une personnalité aussi marquante que sa carrière, alliant talent, générosité et une présence scénique inoubliable. Curry laisse derrière lui une œuvre qui continue de fasciner, des salles de cinéma aux planches de théâtre, prouvant que son art transcende les générations.