Denise Dusauchoy, connue sous le nom de Denise Mukendi sur TikTok, a été présentée au ministère public le 2 septembre et placée sous mandat d’arrêt provisoire. Les autorités congolaises l’accusent d’avoir fait l’apologie des activités du groupe rebelle AFC/M23 sur ses réseaux sociaux, une infraction prévue par la législation nationale.
Arrestation et procédure judiciaire
Le mercredi 2 septembre, la TikTokeuse a été conduite devant le parquet, où les juges ont décidé d’un mandat d’arrêt provisoire. Cette mesure, qui suspend temporairement la liberté de mouvement de la suspecte, s’inscrit dans le cadre des procédures pénales congolaises visant à garantir la présence de la personne mise en cause pendant l’enquête. Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué sur la durée prévue de la détention ou sur les éventuelles audiences à venir.
Accusations d’apologie du groupe rebelle M23
Les enquêteurs ont indiqué que Denise Dusauchoy aurait, via ses publications sur TikTok et d’autres plateformes, exprimé un soutien ou une justification des actions de la coalition rebelle AFC/M23. Cette formation armée, active dans l’est de la République démocratique du Congo, est régulièrement qualifiée de « subversive » par les autorités. En droit congolais, l’apologie d’activités subversives constitue une infraction passible de sanctions pénales, même lorsqu’elle se manifeste en ligne.
Implications pour la liberté d’expression et la sécurité intérieure
Cette affaire met en lumière le dilemme auquel sont confrontées les autorités congolaises : concilier la lutte contre les discours qui pourraient encourager la violence avec le respect des libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression. Si les accusations sont confirmées, elles pourraient servir de précédent pour d’autres créateurs de contenu perçus comme sympathisants de groupes armés. En parallèle, la décision d’arrêter une personnalité influente du numérique souligne la volonté du gouvernement de contrôler les narratives circulant sur les réseaux sociaux, un espace de plus en plus central dans la mobilisation de l’opinion publique en Afrique.