Les pluies diluviennes et les vents violents qui ont frappé Thiès le 20 août 2026 ont transformé la ville en champ de ruines : 70 arbres déracinés, des infrastructures publiques endommagées et des milliers de citoyens privés d’électricité ou de mobilité. Les autorités locales et les services techniques se mobilisent en urgence pour rétablir la situation, tandis que les dégâts matériels s’élèvent à des centaines de millions de francs CFA.
Des arbres centenaires arrachés, des bâtiments publics fragilisés
Selon le Service régional des Eaux et Forêts, les intempéries ont déraciné 70 arbres à travers Thiès, dont des caïlcédrats, des neems et des espèces d’ombrage, privant la ville de son couvert végétal. Les dégâts les plus lourds ont touché les infrastructures publiques : établissements scolaires, camp militaire Faidherbe, Inspection médicale, Brigade routière de la gendarmerie, Légion de gendarmerie, camp GMI Tropical et caserne des sapeurs-pompiers.
La Compagnie de gendarmerie, l’un des sites les plus sinistrés, a subi des dommages structurels majeurs. Les rafales ont également endommagé des habitations, emporté des toitures en zinc et provoqué des affaissements de murs dans la commune de Thiès Est, où 30 bâtiments ont été touchés. À Thiès Ouest, le maire Mamadou Djitté a ordonné le déblaiement immédiat des rues pour rétablir la circulation.
Réseau électrique en péril et mobilité paralysée
La chute des arbres a endommagé des installations électriques, plongeant des quartiers dans le noir et perturbant les déplacements. Les espaces verts, déjà fragilisés, ont subi des dégradations irréversibles. Les équipes des Eaux et Forêts et des communes ont été déployées dès le lendemain pour sécuriser les zones à risque, dégager les voies et réparer les infrastructures endommagées.
Urgence climatique ou négligence ? Les questions qui persistent
Si les intempéries exceptionnelles expliquent en partie l’ampleur des dégâts, des voix s’élèvent pour interroger la préparation des infrastructures urbaines face aux aléas climatiques. Les autorités locales, sous pression, promettent des mesures correctives, mais les citoyens attendent des solutions durables pour éviter que Thiès ne devienne un laboratoire des risques climatiques en Afrique de l’Ouest.