Thiès d’Abord exige un dialogue institutionnel avant la Déclaration de politique générale du gouvernement sénégalais

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 28 lectures
Thiès d’Abord exige un dialogue institutionnel avant la Déclaration de politique générale du gouvernement sénégalais

À quelques jours de la Déclaration de politique générale prévue le 1er septembre, le collectif Thiès d’Abord réclame que cet exercice devienne un véritable espace de dialogue entre le gouvernement et les députés, tout en rappelant les tensions récentes autour des initiatives constitutionnelles et les attentes économiques du pays.

Un appel à la clarification avant la DPG

Le mouvement, porté par Me Habib Vitin, estime que la DPG doit avant tout servir à exposer la vision du gouvernement tout en permettant à l’Assemblée nationale d’exercer son rôle de contrôle. Selon leurs responsables, le discours du Premier ministre ne doit pas accentuer les divergences déjà perceptibles entre l’exécutif et le législatif, mais plutôt clarifier les positions de chaque partie afin de préserver le dialogue républicain.

Censure de propositions constitutionnelles : un point d’éclairage

Thiès d’Abord alerte sur le fait que quatre projets de loi constitutionnelle ont été rejetés par le Conseil constitutionnel en quelques mois. Cette série de censures, selon le collectif, justifie une concertation plus approfondie avant toute nouvelle initiative relative à la Constitution. Le mouvement met en garde contre un éventuel affrontement entre la Présidence et l’Assemblée, et insiste sur la nécessité d’une révision de la loi fondamentale qui se déroule dans un cadre de dialogue national.

Exigences économiques et sociales dans le discours gouvernemental

L’organisation rappelle que la DPG ne peut se limiter à des considérations institutionnelles ; elle doit également répondre aux préoccupations concrètes des Sénégalais. Parmi les priorités signalées figurent la création d’emplois, le pouvoir d’achat, la gestion des inondations récurrentes, le coût de la vie, ainsi que les mesures d’investissement et de relance économique. Thiès d’Abord demande aux députés d’exercer pleinement leurs prérogatives afin de garantir un équilibre entre contrôle législatif et action gouvernementale.

Vers un dialogue institutionnel permanent

En conclusion, le collectif résume sa position en ces termes : le gouvernement doit gouverner, le Parlement doit contrôler et légiférer, mais les deux entités doivent se parler de façon régulière et transparente. Thiès d’Abord invite le Premier ministre à ne pas rester à l’écart des tensions potentielles au sein de la majorité parlementaire et à instaurer un cadre de communication directe, afin de prévenir tout blocage institutionnel lors de la mise en œuvre des réformes annoncées.

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